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2023-07-05 Alexandre Duguay

Jean-Pierre Léaud : l’enfant roi de la Nouvelle Vague

Le Cinéma du Musée, à Montréal, inaugure cette semaine une rétrospective des films de Jean Eustache (1938-1981). Pièce de résistance de l’événement : La maman et la putain film-fleuve projeté dans sa version nouvellement restaurée 4K. Pour souligner l’occasion, Mediafilm vous propose un survol de la carrière de Jean-Pierre Léaud, enfant roi de la Nouvelle Vague, qui tient le rôle principal.

Léaud trouve son premier rôle au cinéma dans le tout premier film de François Truffaut, Les quatre cents coups. À 15 ans, cet enfant de la balle (père scénariste, mère comédienne) se glisse avec un naturel peu commun dans la peau d’Antoine Doinel, un délinquant incompris, alter ego du cinéaste qui le fera revivre, à l’âge adulte, dans une trilogie consacrée à sa vie amoureuse (Baisers volés, Domicile conjugal et L’amour en fuite).

Entre les aventures d’Antoine Doinel, Jean-Pierre Léaud tourne également avec Jean-Luc Godard (Masculin-féminin, La chinoise) et Jerzy Skolimowski (Le départ). Son parcours l’amène aussi à jouer pour les maîtres italiens Pier Paolo Pasolini (Porcherie) et Bernardo Bertolucci (Le dernier tango à Paris).

En 1973, le comédien au charme évident connaît une des années les plus significatives de sa carrière. En effet, en plus de retrouver Truffaut dans La nuit américaine, film sur l’envers du décor du cinéma dans lequel il incarne Alphonse, un acteur instable et capricieux, Léaud interprète l’alter ego du réalisateur Jean Eustache dans La maman et la putain. Grandement inspiré de la vie de son metteur en scène, et récompensé du Prix du jury à Cannes, le long métrage, dont l’accueil a été plutôt mitigé à sa sortie, est devenu culte au fil du temps.

Relégué plus souvent qu’à son tour à de petits rôles par la suite, Jean-Pierre Léaud retrouve un second souffle au tournant des années 90, grâce à la partition d’un chômeur suicidaire que lui confie le Finlandais Aki Kaurismaki dans J’ai engagé un tueur. Sa présence, en 2001, dans Le pornographe de Bertrand Bonello confirme à nouveau l’importance de son apport au sein du cinéma d’auteur.

Alors que ses dernières contributions remontent à 2018 - il est apparu dans Alien Crystal Palace d’Arielle Dombasle (inédit au Québec) et a prêté sa voix au doublage français de Isle of Dogs de Wes Anderson - Jean-Pierre Léaud s’est récemment retrouvé en situation de précarité financière, morale et physique. Aux dernières nouvelles, une campagne de sociofinancement a été initiée par des amis et contacts du milieu, en soutien à cette figure majeure du cinéma français née à Paris en 1944.

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