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2020-03-13

Marc-André Grondin : «J’ai adoré Uncut Gems!»

À l’occasion de la sortie de la première production québécoise de Netflix, le thriller Jusqu’au déclin de Patrice Laliberté, dans lequel il tient un petit rôle, l’acteur Marc-André Grondin s’est prêté au jeu de l’entrevue-cinéphile.

 

Quel type de cinéphile êtes-vous? 

 

J’ai un cercle d’amis excessivement cinéphile, alors je suis porté à voir beaucoup de films, même si j’ai moins de connaissances qu’eux. Pour moi, le cinéma ne définit plus seulement ce qui peut être vu sur un grand écran, il s’est transposé dans différents formats, à la télévision, dans les séries. 

 

Vous jouez dans Jusqu’au déclin, le premier film Netflix québécois. En tant que spectateur, vous êtes plutôt Netflix ou salle de cinéma? 

 

Je regarde énormément de documentaires, et de séries documentaires aussi, ce qui gruge pas mal de mon temps! Mais si je vois des films à la maison en VOD, je continue quand même à choisir des films que je vois en salles, comme Uncut Gems que j’ai adoré! Je l’ai vu à 11h le soir durant un road trip à Vegas! 

 

On sent Jusqu’au déclin très influencé par le thriller nordique ou les suspenses horrifiques claustrophobes. Vous aviez des films en tête au moment d’incarner votre personnage? 

 

Non, aucun. J’ai lu le scénario cosigné par Nicolas Krief, un très bon ami à moi, et j’ai aimé sa couleur, son style, son ambiance. On m’a clairement expliqué ce qu’on voulait venir chercher en moi. 

 

Mon personnage est hyper simple, mais Nicolas a su capter ce qu’on ne voit pas habituellement chez moi : mon côté énergique, ma bonhomie. Ça, c’est grâce à toutes les fois où l’on a passé du temps ensemble à jouer à des jeux! (Rires) 

 

Quel est votre plus beau souvenir de spectateur en salles?

 

Mes parents m’ont emmené voir Philadelphia, avec Tom Hanks, quand j’étais au primaire. J’ai pleuré, j’étais vraiment bouleversé. Cela reste une très forte expérience de mon enfance. Je n’ai jamais revu le film pour ne pas salir ce souvenir, avec mes yeux d’homme de 35 ans. 

 

Je garde tout particulièrement en mémoire la scène où Tom Hanks écoute de l’opéra et explique les paroles de La Mamma Morta. Je crois que c’est la première fois que j’ai compris que le cinéma, ce n’était pas seulement des images mais la conjonction entre plusieurs formes d’art. 

 

Si vous ne pouviez amener que deux classiques sur une île déserte, ce serait lesquels?

 

Le premier ce serait 24 Hour Party People de Michael Winterbottom, un film sous-estimé et peu connu du public sur la musique rock. Je l’ai vu plusieurs fois dans ma vie, j’aime sa forme éclatée. On voit un personnage qui s’adresse à la caméra, ou encore une séquence inventée, mais on ne le découvre qu’à la fin. 

 

Le deuxième, je dirais Stand by me de Rob Reiner…Mais si je suis sur une île déserte, c’est peut-être mieux Seul au monde de Zemeckis non? (Rires) Non, allez, Stand by me, j’aurais plus de plaisir! 

 

Vous avez tourné avec de nombreux cinéastes : Denis Côté, Podz, Jean-Marc Vallée, Stéphane Lafleur. Lequel vous a donné le plus de défis sur le plateau? 

 

C’est définitivement Podz. Pour L’Affaire Dumont, il y avait beaucoup de choix à faire pour venir bâtir ce personnage-là. Ce n’est pas le même chose que pour un film comme C.R.A.Z.Y, dans lequel chaque scène est construite pour mettre mon personnage en valeur. 

 

Même si cela générait de nombreuses insécurités, ça m’a permis d’en apprendre beaucoup sur mon métier et mes capacités. Le rôle nécessitait que je m’abandonne. Il m’arrive souvent d’être dans la retenue, du moins une partie de moi l’est. Je ne pense pas que quiconque d’autre que Podz aurait pu m’emmener là où je suis allé. Nous étions très proches durant le tournage. 

 

Avec quel cinéaste rêveriez-vous de tourner maintenant? 

 

Il y en a tellement! Tourner avec les frères Safdie, ce serait extraordinaire! Sinon, j’aimerais tourner de nouveau avec Stéphane Lafleur. J’aimerais bien Denis Villeneuve aussi, pour l'envergure de ses projets. Personne d’autre ne fait ça ici. Et Philippe Falardeau aussi, que j’aime beaucoup comme être humain. 

 

Vous-même, est-ce que vous pensez parfois à la réalisation? 

 

J’y ai pensé il y a cinq, six ans. En ce moment, je fais de la production pour la TV et j’aime beaucoup ça. Mon énergie va là-dedans. En plus, je ne suis pas un scénariste. Mais je ne suis pas fermé : si je trouvais un scénario qui m’allume, pourquoi pas! 

 

Quels sont vos coups de coeur cinématographiques récents? 

 

J’avoue être très occupé en ce moment. Je n’ai pas vu autant de films que d’habitude. Comme je disais, j’ai adoré Uncut Gems. Adam Sandler méritait d’être nommé aux Oscars. Qui plus est, un film qui commence avec une scène de coloscopie à l’intérieur du rectum, je trouve ça génial! 

 

J’ai aussi aimé Once Upon a Time in...Hollywood de Tarantino. Leonardo Dicaprio a un beau rôle dans ce film-là. J’aime beaucoup cet acteur.  

 

Et côté Québec? 

 

J’ai envie de dire Mafia Inc., mais ce serait prêcher pour ma paroisse! Cela dit, je l’ai vu trois fois, en salle de mixage, à Palm Springs et à la première, et c’est un beau film à grande envergure, qui a de l’ambition. Podz est l’un des rares réalisateurs au Québec à essayer de donner plus avec les moyens dont il dispose. On dirait une production de 30 millions, mais le budget était de 8. Je suis fier de ce film-là!  

 

C’est difficile pour vous de vous voir à l’écran? 

 

Non, ce n’est pas difficile. Sur le tournage, je regarde les rushs tous les jours. Souvent, je soupe devant les images tournées la veille, je regarde mon jeu, celui des autres comédiens, la façon dont les scènes sont éclairées, etc. Un film, c’est un grand ballet. 

 

En ce qui me concerne, parfois il peut s'agir de gommer un tic, ou bien quelque chose que j’ai essayé mais qui finalement ne marche pas. Je m’observe comme un joueur de hockey qui reverrait la «game» pour mieux se préparer et se corriger. 

 

La dernière fois que je me suis découvert pour la première fois à l’écran dans un film, c’était il y a 7 ou 8 ans et c’était un désastre! Le film a fait la clôture du festival de Venise devant 1200 personnes… (ndlr : L’Homme qui rit de Jean-Pierre Améris). C’est le pire film que j’ai vu ! Mais bon, depuis j’ai tourné dans pire, alors ça va ! (Rires) 

 

(Propos recueillis par Céline Gobert le 28 février 2020) 

 

(Crédit photo : Ulysse del Drago) 

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