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2020-01-31

Bong Joon-ho en 5 films

Politique, audacieux, engagé : le cinéma du Coréen Bong Joon-ho ne manque ni de cran ni de contenu. Retour sur cinq temps forts d’une solide filmographie, alors que son dernier opus, Parasite, vient tout juste de sortir en DVD. 

 

1- MEMORIES OF MURDER (2003) 

 

Deux policiers antagonistes enquêtent sur les meurtres en série de femmes. Inédit au Québec, le film déboule dans une époque (fin 1990-début 2000) où les tueurs en série ont la cote au cinéma. Il n’y a qu’à citer quelques exemples pour s’en convaincre : Le Silence des agneaux, Seven, Monstre, Copycat, Bone Collector, American Psycho… 

 

Le deuxième film de Bong Joon-ho (après le méconnu Barking Dogs Never Bite) s’inspire d’ailleurs d’une histoire vraie ayant défrayé la chronique dans son pays d’origine, puisqu’un serial killer a réellement provoqué l’émoi de la population, violant et assassinant dix femmes près de Hwaseong. 

 

Au-delà de l’effrayante anecdote, le film marque les esprits et donne le coup d’envoi à une filmographie placée sous le signe de la complexité, de l’humour noir et de la noirceur. Comme il le fera par la suite, le Coréen mélange avec adresse le rire et l’horreur. 

 

2- THE HOST (2006) 

 

Aidé de sa famille, un homme part à la recherche de sa fille enlevée par un monstre ayant émergé d'une rivière. Avec ce film «de monstres» teinté de considérations écolo-politiques, Bong Joon-ho offre un étonnant - et détonant - mélange des genres, entre comédie, épouvante et satire sociale.

 

The Host confirme également que la famille et les personnes en marge de la société font partie des sujets de prédilection du cinéaste. Lequel part certes d’une figure hollywoodienne connue (ici la créature marine, précédemment le tueur en série), mais en s’éloignant allégrement des codes habituels du genre. 

 

3- MOTHER (2009) 

 

La mère dévouée d'un simple d'esprit accusé du meurtre d'une écolière se met en devoir de prouver l'innocence de ce dernier. Bong Joon-ho fait son entrée en compétition au Festival de Cannes en 2009 avec ce Mother, encore un film sur la famille, centré sur des protagonistes marginaux.  

 

Scénario captivant, mise en scène maîtrisée, photographie superbe : Mother est sans conteste l’un des films les plus psychologiquement forts du cinéaste. Nous l'avons d'ailleurs coté (2) ! De jeune représentant d'un cinéma coréen vivace, Bong joon-ho est désormais reconnu comme un auteur à part entière, sur lequel il faut compter.

 

4- OKJA (2017) 

 

Une petite Coréenne se rend à New York dans le but de sauver de l'abattoir le cochon géant transgénique avec lequel elle a grandi. Okja succède au thriller de science-fiction politique Snowpiercer, le Transperceneige (2013) mais renoue avec la veine fougueuse et extravagante du cinéaste.

 

Okja est un genre de blockbuster humaniste, avec son mélange d'horreur, de satire, de drame et de conte pour enfants. Comme dans The Host, les «monstres» ne sont pas forcément ceux que l’on croit et la charge anticapitaliste fait rage, ici contre la surconsommation de viande dans les sociétés occidentales. 

 

Projeté au Festival de Cannes en mai 2017, le film crée la polémique parce qu'il est une production Netflix. Il sera diffusé à peine un mois plus tard sur la célèbre plateforme. 

 

5- PARASITE (2019) 

 

Une famille de chômeurs s'immisce dans la somptueuse demeure bourgeoise d'une mère au foyer très crédule. Parasite est typique de la manière Bong joon-ho: mélange des genres (humour/drame/horreur), famille de marginaux, sur fond de féroce critique sociale.

 

C’est le septième film de Bong Joon-ho et celui de la consécration! Le Coréen remporte la Palme d’Or au Festival de Cannes 2019 puis le Golden Globes du Meilleur film en langue étrangère en 2020. Il se fait ainsi connaître d’un plus large auditoire, d'autant que le film enchante tant les critiques que le public! 

 

Aux dernières nouvelles, une version en noir et blanc de Parasite sort aux États-Unis et en France. Une bonne occasion de le revoir sous une autre perspective...

 

Enfin, le cinéaste de 50 ans a annoncé son intention d'en créer une adaptation sous forme de série TV. On a hâte de voir ça!

 

(Texte Céline Gobert) 

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