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2019-11-29

Niels Schneider X 5 : «J’ai fait beaucoup de films contre Les Amours Imaginaires»

Se raconter en 5 films… L’acteur Niels Schneider s’est prêté au jeu, à l’occasion de la sortie de Sympathie pour le diable de Guillaume de Fontenay… 

1- Les Amours Imaginaires de Xavier Dolan (2010) 

«C’était un film vraiment particulier. Mon troisième après Tout est parfait de Yves Christian Fournier et J'ai tué ma mère de Xavier Dolan, dans lequel je m’étais lié d’amitié avec Xavier. À l’époque, Xavier, Monia Chokri et moi étions partis en repérage aux États-Unis pour Laurence Anyways. Xavier avait très peur de prendre l’avion, alors on a pris la voiture. Finalement, il n’a pas pu faire son film à ce moment-là. 

C’est là qu’il a écrit très vite, en deux semaines et sans financement, Les Amours imaginaires, un film qu’on puisse faire tous les trois. J’étais à Namur en Belgique quand j’ai reçu son coup de fil : «Reviens! On tourne après-demain!». On a commencé comme ça, sans argent. Le film s’est rendu à Cannes, il nous a fait connaître Monia et moi en France et ailleurs. »

2- Diamant Noir de Arthur Harari (2016) 

«Ce film a changé ma vie. Il m’a sauvé, m’a redonné l’envie de jouer. Mon rôle dans Les Amours Imaginaires était quand même inconsistant, et j’ai eu du mal après ça à trouver des rôles qui m’intéressaient, on me proposait beaucoup de déclinaisons du même personnage de séducteur.

Arthur a été une vraie rencontre artistique, son film était noir, mental, et il m’a offert tout le contraire : un personnage qui soit plus profond, un peu plus cassé, qui ne cherche pas à plaire au spectateur.» 

3- Un amour impossible de Catherine Corsini (2018) 

«Un autre film pivot pour moi.  Au début, j’avais très peur du film, entre autres parce qu’il y avait un vieillissement du personnage, sur près de 30 ans. Mais le rôle était génial, plein d'ambiguïté, de manipulation, à la fois humain et monstrueux.

Ce fut aussi une rencontre très forte avec la réalisatrice Catherine Corsini. Et avec Virginie, évidemment….qui a bouleversé ma vie (ndlr : Virginie Efira est depuis sa compagne dans la vie).

4- Sibyl de Justine Triet (2019) 

«Justine a failli ne pas me prendre, car je venais de tourner avec Virginie six mois plus tôt. Mais elle a finalement pensé que notre complicité servait le film. Nous avons d’ailleurs des scènes de sexe très intimes elle et moi et je ne suis pas certain que nous aurions accepté le film si ce n’était pas Justine.

Elle a écrit le scénario avec son compagnon Arthur Harari, avec qui j’avais tourné Diamant noir. J’adore l’univers de Justine : barré, intelligent, bordélique. drôle mais aussi tragique. Elle arrive toujours à tracer un chemin dans le chaos.» 

5- Sympathie pour le diable de Guillaume de Fontenay (2019) 

«C’est un rôle fabuleux qui m’a obsédé pendant des mois. Encore un autre film pivot pour moi. Le réalisateur, Guillaume de Fontenay, a porté ce projet pendant 14 ans. J’ai découvert un conflit que je connaissais très peu. Le personnage est tout ce que j’aime au cinéma : il est hyper complexe, plein de paradoxes, il ne cherche pas à séduire dès les premiers plans. 

Je me rends compte finalement que j’ai fait beaucoup de films contre Les Amours Imaginaires. Peut-être inconsciemment, j’ai voulu jouer des personnages qui ne cherchent pas à plaire. Ici, le personnage du correspond de guerre, Paul Marchand, est antipathique, c’est un donneur de leçon, une grande gueule. Ce n’est qu’au fil du film que l’on comprend que c’est un écorché vif, qu’il a une sensibilité à fleur de peau et qu’il cherche surtout à se protéger.»

Propos recueillis par Céline Gobert le 27 novembre 2019. 

Crédit photo : Shayne Laverdière 

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