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iamge nouvelles
2019-11-08

Entrevue-cinéphile avec Marie Gillain

L’actrice belge est de passage à Montréal dans le cadre du Festival Cinémania. Elle viendra à la rencontre du public québécois lors de quatre projections de films et d’une table ronde autour du cinéma francophone au féminin. Mediafilm en a profité pour parler avec elle de cinéma.

 

Si vous ne pouviez amener que deux classiques de cinéma sur une île déserte, ce serait lesquels? 

 

Pour le premier : New York New York de Martin Scorcese. Pour moi, c’est l’histoire de nos vies d’artistes, ça parle de nos batailles, de nos éclats. Je trouve ça bouleversant. Le second, je dirais Quand Harry rencontre Sally de Rob Reiner, car sur une île déserte, j’aurais besoin de me marrer! Et quoi de mieux que la scène d’orgasme simulé de Meg Ryan? 

 

Quel est votre plus beau souvenir de spectatrice?

 

Ma découverte du cinéma de John Cassavetes. J'adore Opening Night. Je l’ai découvert dans les petits cinémas d’art et d’essai parisiens en même temps que je suis allée vivre à Paris pour devenir actrice. J’avais 17-18 ans. Ce cinéma fait maison rassemble tout ce que j’aime dans le cinéma : les tourments, les excès, mais aussi un rapport enfantin à l’existence. 

 

En trois mots, à quoi ressemble votre rapport au cinéma? 

 

Intrinsèque, viscéral et ludique. J’entretiens un triple rapport au cinéma : comme spectatrice, actrice et future réalisatrice. 

 

Vous avez tourné avec de nombreux cinéastes : Emmanuel Mouret, Cédric Klapisch, Régis Wargnier, Philippe Lioret, Bertrand Tavernier. Lequel vous a donné le plus de défis sur le plateau? 

 

Je les ai rencontrés à des moments différents de ma vie, alors c’est difficile de répondre. Disons que celui qui m’a donné le plus de plaisir c’est Cédric Klapisch, car il a un rapport sain avec ses acteurs, à la fois très proche, exigeant, mais très doux. 

 

À Cinémania, vous participez à une table-ronde autour du cinéma francophone au féminin. Quels films réalisés par des femmes vous ont le plus touchée? 

 

Quand j’étais plus jeune, je dirais La Leçon de Piano de Jane Campion. Récemment, Fish Tank d’Andrea Arnold et La Femme de mon Frère de Monia Chokri. 

 

Votre coup de coeur cinématographique récent? 

 

Joker de Todd Phillips. Mais moins pour le film que pour le génie absolu de l’acteur Joaquin Phoenix. 

 

Vous êtes plutôt Netflix ou salle de cinéma? 

 

La réalité est que je suis devenue Netflix malgré mon penchant pour les salles de cinéma. 

 

Film de super-héros ou drame psychologique? 

 

Drame psychologique à fond! J’aime profondément ça! Même dans le rapport au monde qui m’entoure… Souvent, mes amis se moquent de moi : «Arrête de faire ta psy!», mais j’adore la psychologie, dans ce qu’elle a d’intime. J’ai essayé de me mettre aux films de super-héros mais ça me gonfle en fait ! 

 

Un acteur ou une actrice que vous admirez particulièrement?

 

Meryl Streep, Toni Collette, Anne Dorval aussi, je la trouve extraordinaire. 

 

Le ou la cinéaste avec le/laquelle vous rêvez de tourner? 

 

Xavier Dolan. 

 

Vous allez passer derrière la caméra pour la première fois. Qu’est-ce que vous aimeriez que l’on dise de votre film dans 10 ans?

 

Qu’il a donné une empreinte particulière à la comédie francophone. 

 

Quel film dans lequel vous avez tourné vous a le mieux préparée à relever ce défi de réalisation? 

 

Tous les films que j’ai tournés et tous les réalisateurs que j’ai observés, dans ce qu’ils avaient de plus serein, communicatif, chaleureux mais aussi de plus isolé, despotique, obsessionnel, m’ont donné envie de passer à la réalisation. Je crois que le plus difficile quand on réalise un film est d’être au centre de son équipe, tout en maintenant un partage, une communion et une communication la plus chaleureuse possible avec elle. 

 

Pour terminer, un film québécois que vous avez aimé?

 

J'ai tué ma mère, Mommy, La Femme de mon Frère. Mais je me souviens surtout des films de mon enfance que ma mère m’a fait découvrir en Belgique : Bach et Bottine et La Guerre des Tuques d’André Melançon. Il faudrait que je les revois, mais à l’époque je trouvais qu’ils parlaient de façon très fine du monde de l’enfance, et je les avais adorés !

 

Propos recueillis par Céline Gobert, le 7 novembre 2019. 

 

Événements et films en présence de l’actrice : 

 

LES AFFINITÉS ÉLECTIVES | Jeu 7 nov - 18h00

Table ronde CINÉMA FRANCOPHONE AU FÉMININ : QUEL ÉTAT DES LIEUX ? | Ven 8 nov - 18h00

TOUTES NOS ENVIES | Ven 8 nov - 20h00

MARIE | Sam 9 nov - 14h30

NI POUR, NI CONTRE (BIEN AU CONTRAIRE) | Sam 9 nov - 20h30

 

 

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