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2020-02-21

5 films russes que vous devriez avoir vus

À l’occasion de la sortie au cinéma de l’ambitieux et maîtrisé Beanpole de Kantemir Balagov, on vous propose une petite sélection «spéciale Russie»… 

 

FAUTE D’AMOUR de Andrei Zviaguintsev (2017) 

 

Sur le point de divorcer, un couple ne tient pas compte des tourments de leur fils de 12 ans, qui disparaît sans laisser de traces. 

 

Après son précédent film, Léviathan, dans lequel Zviaguintsev dénonçait la corruption du gouvernement de son pays, le cinéaste russe s’attaque cette fois à l’égoïsme et l’individualisme de ses compatriotes. 

 

L’intrigue, qui se déroule à Moscou, laisse également entrevoir en filigrane une critique du capitalisme. Le résultat? Une illustration percutante des impacts de la rancune amoureuse et une plongée glaçante dans la société russe contemporaine. 

 

Pourquoi le voir?  Pour la mise en scène d'une grande puissance d'évocation et la trame sonore entêtante.

 

LETO de Kirill Serebrennikov (2018) 

 

Au début des années 1980 à Leningrad, le rocker Mike Naumenko favorise la carrière du jeune compositeur Viktor Tsoï, malgré l'attirance mutuelle entre ce dernier et son épouse Natasha. 

 

Talking Heads, Iggy Pop, Lou Reed et David Bowie : voilà à quoi ressemble l’incroyable bande-son de cette évocation très personnelle de l'ascension d'une légende du rock soviétique. Il s’agit en fait d’une vibrante lettre d'amour à la musique et à la jeunesse des années 1980. 

 

Avec ses images en noir et blanc, son filmage expressif et à l’arraché, ses extraits de faux documentaires et autres intermèdes ludiques, Leto  est une oeuvre libre et énergique, injustement ignoré par le jury du festival de Cannes il y a deux ans.

 

Pourquoi le voir? Pour le traitement plein d’imagination. 

 

STALKER d’Andreï Tarkovski (1979) 

 

Un guide amène un écrivain et un savant dans une région dont l'accès est interdit, depuis qu'il s'y est produit un phénomène mystérieux. 

 

Impossible de ne pas inclure une oeuvre de Tarkovski dans notre liste. Poético-apocalyptique, situé aux frontières du mystique, Stalker fait d’abord et avant tout appel au ressenti du spectateur. La zone interdite du film s’inspire quant à elle d’un accident nucléaire ayant eu lieu en 1957, près de Tcheliabinsk. 

 

Allégorie sur la quête des connaissances? Réflexion religieuse? Poème humaniste? Si chacun pourra interpréter ce long-métrage complexe et sombre à sa façon, tout le monde sera frappé par sa forme très soignée, aux lenteurs hypnotisantes et aux accents poétiques. 

 

Notons qu’on peut y entendre les poèmes d’Arseni Tarkovski, le père du cinéaste. 

 

Pourquoi le voir? Parce que c’est profond, philosophique, magnifique. 

 

L’ARCHE RUSSE d'Alexandre Sokourov (2002)

 

Deux individus se retrouvent mystérieusement projetés dans le palais de l'Ermitage, où ils sont témoins d'événements se déroulant entre le XVIIIe et le XXe siècle. 

 

Filmé en un seul plan-séquence, ce voyage fantomatique et lyrique dans la mémoire russe constitue un incroyable tour de force technique. Au total, il aura fallu sept mois de préparation à Sokourov pour réaliser cet exercice hors-norme. 

 

Pour l’anecdote, sachez que c’est la quatrième prise qui fut la bonne, et c’est celle-ci que l’on voit à l’écran, sans coupure donc, et sans aucun montage! 

 

Pourquoi le voir? Pour les touches d’onirisme et d’humour pince-sans-rire.  

 

IVAN LE TERRIBLE de Sergei M. Eisenstein (1944) 

 

Couronné tsar de toutes les Russies, Ivan IV doit lutter contre ses ennemis. 

Monument épique et grandiose, ce film a marqué l’Histoire du cinéma. En 1962, le magazine Sight and Sound l’a d’ailleurs cité parmi les 10 meilleurs films de tous les temps (il était septième). 

 

Coté (1) pour chef d’oeuvre par Mediafilm, ce drame historique, tourné dans l’ancienne capitale du Kazakhstan (Almaty), bénéficie d’un traitement visuel et d’un lyrisme admirable, en plus de la composition inquiétante de Nicolai Tcherkassov.

 

Pourquoi le voir? Parce que c’est un chef-d’oeuvre! 

 

(Texte Céline Gobert) 

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