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2020-02-28

5 choses à savoir sur «Donne-moi des ailes»

Après Le Dernier Trappeur (2004), Loup (2008), et Belle et Sébastien (2013), le cinéaste et écrivain Nicolas Vanier est de retour avec Donne-moi des ailes, en salles aujourd’hui… 

 

1- Un héros engagé et passionné 

 

La première fois que Nicolas Vanier a entendu parler du combat de Christian Moullec (sauver les oies sauvages en les accompagnant dans leur migration), c’était il y a 20 ans chez un ami, nous raconte-t-il en entrevue.  

 

Après avoir rencontré le scientifique et volé à ses côtés dans son petit avion, le réalisateur ne désirait plus qu’une chose : offrir aux spectateurs les sensations qu’il avait lui-même ressenties auprès des oiseaux. 

 

«J’avais envie de faire ce portrait d’un homme tellement passionné et engagé dans ce qu’il fait qu’il en oublie parfois l’essentiel de la vie, les amours, la famille ou les amis.»

 

Un autre thème qu’affectionne Vanier est celui de la transmission entre générations, ici entre un père et son fils. Leur détermination ressemble d’ailleurs à celle de Vanier lui-même. «Il faut savoir se mobiliser pour ce qu’il reste encore à sauver dans la nature car, quand une espèce disparaît, c’est malheureusement irréversible.»  

 

2- Un tournage qui n’a pas été de tout repos!

 

Donne-moi des ailes est le film le plus difficile que Vanier ait fait. Pourtant, il a connu les plateaux avec des loups au fin fond de la Sibérie sous des températures extrêmes, s’amuse-t-il à dire.

  

Tournage en vol avec peu de matériel, conditions atmosphériques difficiles, beaucoup de tentatives de filmage ratées : les difficultés furent nombreuses. «Il y avait aussi des oies qui ne peuvent pas être dressées, comme on peut le faire pour d’autres animaux.» 

 

Finalement, pour obtenir des images de vol au plus près des oiseaux, l’équipe a utilisé des drones et autres stabilisateurs, permettant le recours à des caméras qui se positionnent précisément par rapport à l’horizon, grâce à un GPS. 

 

«Elles permettent d’obtenir des images extrêmement stables malgré les vibrations et sans effet stroboscopique qui, il y a quelques années encore, décomposaient les mouvements.»

 

3- Une véritable urgence environnementale 

 

Certains éléments du récit ne sont pas fictifs. Par exemple, l’imprégnation des oies est réelle : elles reconnaissent comme mère le premier être vivant qu’elles voient. Et dans ce cas-ci, c’était l’acteur Jean-Paul Rouve! 

 

L’autre réalité (plus triste) est que les oies naines sont en train de s’éteindre peu à peu.

 

«Les routes migratoires qu’elles empruntent depuis des millénaires ne sont plus viables désormais. Il y a sur leur chemin une quantité d’obstacles : le manque de nourriture, la pollution lumineuse, les dangers des aéroports ou les zones de chasse non contrôlées.» 

 

Pour Nicolas Vanier, l’urgence de la cause rendait le film essentiel. 

 

«Comment concevoir qu’un matin, plus aucun oiseau ne chante? Va-t-on continuer à danser sur le bateau sans se soucier de la disparition de la faune et l’asséchement des ressources?»

 

4- L’espoir chez la jeunesse 

 

Nicolas Vanier voulait réaliser un film qui offre un message d’espoir, qui cherche des solutions plutôt que de se lamenter. «Le film a un discours sûrement plus positif que tout ce que nous montrent les reportages et documentaires sur la situation actuelle de la planète.»

 

Non seulement Christian incarne cet espoir, mais son jeune fils aussi. 

 

«Les jeunes générations se rendent compte qu’elles ne pourront plus compter sur un monde qu’on a exploité et usé jusqu’à la racine. Ils sont en train de se révolter pour faire évoluer les choses. Je trouve cela très fort, car la bombe écologique qui nous menace ne va plus mettre longtemps à exploser.» 

 

5- Le plaisir du grand écran  

 

Si Nicolas Vanier éprouve un énorme plaisir à mettre en scène et diriger des acteurs, c’est surtout le «spectacle des paysages» qui le fascine. «J’aime l’émotion qui se dégage des grands écrans. C’est unique.» 

 

Pour choisir l'acteur qui incarnera Christian, il a laissé parler son instinct. 

 

«J’avais besoin d’un interprète qui puisse avoir ce côté “grand enfant” dans un corps d’adulte. Jean-Paul Rouve a une gamme de jeu très développée. J’avais envie d’un acteur qui puisse être crédible dans ce personnage de poète, tout scientifique qu’il soit.» 

 

Son chef-d’oeuvre de cinéma? 

 

Les Tontons flingueurs de Georges Lautner ! «J’adore les films qui ont d’aussi bons dialogues! Celui-ci, je le revois une fois par an.»

 

(Texte Céline Gobert) 

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