Voyage Au Centre De La Memoire Kid Koala En 7 Questions Cinephiles

Voyage au centre de la mémoire : Kid Koala en 7 questions cinéphiles

18 février 2026
entrevue

Un an après sa première mondiale à la Berlinale, Space Cadet de Kid Koala prend (enfin!) l’affiche au Québec ce vendredi 19 février.

Quel(s) film(s) a (ont) principalement inspiré Space Cadet ?

Modern Times, Lost In Translation, The Hudsucker Proxy. J'ai aussi été élevé avec un «régime régulier» d’œuvres de science-fiction des années 1980, et avec l'ère spatiale de séries et de films.

De quel film d'animation vous sentez-vous l'héritier ?

Je ne sais pas trop. Mais notre directrice artistique, Corinne Merrell, a travaillé sur la partie en stop motion du Petit Prince, qui est un très beau film. [...] Même si dans Space Cadet, nous sommes en images de synthèse, nous voulions obtenir la même texture. L'idée était de créer un monde qui donne presque l'impression d'être fait de papier. Il y a un certain minimalisme et une tranquillité dans le design.

Quel personnage de robot vous a marqué ?

Robby the Robot dans Forbidden Planet’s, Soundwave (Transformers - Revenge of the Fallen), R2-D2 (Star Wars), Johnny 5 (Short Circuit). Dans mon film, Robot apporte une touche d'humour. Étant fidèle à moi-même, je voulais m'amuser et qu’il y ait beaucoup de blagues qui peuvent faire sourire et faire rire. Ça m'a permis d'être très créatif et ludique, ce que je n'ai pas pu explorer dans le roman graphique.

Quel film sans dialogue vous a marqué durablement ?

Modern Times. Dans mon roman graphique, il y avait une scène où les personnages passaient du temps ensemble sur la plage. Ici, ça s'est transformé en une vignette qui m'a rappelé certains de mes sketchs préférés de Charlie Chaplin. J'ai pris beaucoup de plaisir à contribuer à l'équilibre du parcours émotionnel de Céleste avec ces moments.

Quelle bande originale de film a laissé la plus forte empreinte dans votre esprit ?

Lost in Translation. Ma première interaction avec la musique a été d'écouter des histoires accompagnées de musique et d'effets sonores. C'est ma mère qui est responsable de m'avoir donné ces «disques d'histoires». Quand j'entends de la musique, je pense automatiquement aux histoires qu'elle me rappelle.

Quel film sur la perte ou le deuil vous a le plus touché ?

Big Fish. Derrière l’idée de perte, il y a le concept de connectivité qui transcende l'espace, le temps et même les générations. Même si vous avez perdu un membre de votre famille, cette personne est toujours avec vous, à travers l'empreinte qu'elle a laissée sur vous.

Quel est votre premier souvenir lié au cinéma ?

Regarder les films de Charlie Chaplin avec mes parents et mes grands-parents. [...] Pour moi, Space Cadet traite de la manière dont ces moments partagés nous façonnent au cours de notre enfance. On les emporte avec soi, où que l'on aille. C'est un savoir qui se transmet.

Crédit photo : Katherine Kwan

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