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2019-12-06

Kim St-Pierre : «Réservoir est un film lumineux

Issue de l’école Kino, Kim St-Pierre signe son premier long-métrage, Réservoir, qu’elle a voulu léger et positif. «J’aime le cinéma populaire, et j’aspire à cela!», nous dit-elle. Le film sort en salles aujourd’hui ! 

 

Quelle est la genèse du film? 

 

J’ai réalisé Réservoir dans le cadre du programme de production à micro-budget de Téléfilm, qui offre la chance aux finissants d’écoles de cinéma de faire leur premier long-métrage. 

 

Comme j’ai fait l’INIS (ndlr : Institut national de l’image et du son), j’étais éligible. Je voulais raconter une histoire simple avec un lieu unique. Je viens de l’école Kino, j’aime évoluer avec des contraintes matérielles, ça stimule ma créativité! 

 

Cette histoire-là, ça faisait longtemps que vous la portiez? 

 

Le père de mes enfants est réellement parti sur un bateau-maison, avec son frère, pour répandre les cendres de leur père décédé. Réservoir n’est pas leur histoire, mais elle a servi de point de départ. Je trouve l’image du bateau-maison très puissante. Une maison, censée être un ancrage, qui se retrouve à bouger sur l’eau, c’est déroutant. 

 

De façon générale, l’errance émotionnelle et spirituelle de ma génération me frappe depuis plusieurs années. Nous avons rejeté l’héritage de la religion catholique, mais ne l’avons remplacé par rien. Moi-même, je crois à une existence qui n’est pas égocentrée, mais je ne sais pas vraiment quoi. 

 

Le deuil, l’incinération du père, la réconciliation de deux frères que tout sépare. Les thèmes ont l’air sombre mais le film refuse tout éclat dramatique, ou noirceur. C’était voulu? 

 

Oui, complètement! Isabelle Pruneau-Brunetet (ndlr : coscénariste du film) et moi sommes des personnes très positives, joviales. Malgré la dureté de certaines épreuves, on trouve toujours une façon d'en rire.

 

Pour nous, c’était donc très important d’amener de la légèreté dans le film qui, en fait, est un feel good movie ! Il fait du bien, il est lumineux ! La vie n’est pas un mélodrame, et n’a pas à l’être. Nos émotions fluctuent ! 

 

Aviez-vous des influences cinématographiques en tête? 

 

On ne voulait pas du larmoyant, des ralentis et de la musique. On a beaucoup parlé de Gaz Bar Blues de Louis Bélanger, qui était notre modèle à suivre en matière de dramaturgie. C’est un film accessible, plein d’espoir. 

 

J’aime ce genre de cinéma d’auteur qui n’est pas hermétique, qui est près de la vie, réaliste. J’aime le cinéma populaire - des cinéastes comme Steven Spielberg, Sofia Coppola - et j’aspire à cela. 

 

Comment s’est passée l’écriture «à quatre mains»? 

 

Travailler avec Isabelle s’est fait de façon très naturelle, humble, sans ego. J’avais déjà un synopsis long. On s’est enfermées dans un chalet pendant 4 jours pour revoir nos pivots, notre structure, la courbe narrative. 

 

Puis, on s’est réparties les scènes à écrire, j’ai fait la fin, elle a fait le début, et on a tout retravaillé ensemble. Le résultat c’est 100 % moi, et 100 % elle aussi. On s’est fondues l’une dans l’autre. C’était très organique, et vraiment agréable. 

 

Son chef d’oeuvre de cinéma? 

 

Forrest Gump de Robert Zemeckis! 

 

«C’est un film que j’ai vu jeune, qui m’a marquée, et que j’ai revu plusieurs fois ensuite. J’aime que les innovations techniques soient mises au service de la narration. Je m’abandonne complètement à ce film, qui me fait passer par une belle gamme d’émotions! Et ça a très bien vieilli !» 

 

Propos recueillis par Céline Gobert le 3 décembre 2019. 

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