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Le Survenant

Qué. 2005. Drame de moeurs de Érik Canuel avec Jean-Nicolas Verreault, Anick Lemay, Gilles Renaud. En 1910, un étranger à l'esprit libre bouleverse la quiétude d'une petite communauté rurale vivant en autarcie. Adaptation soignée du roman de Germaine Guèvremont. Récit plutôt mince au rythme lent. Message de tolérance d'une valeur universelle. Mise en scène sensible. Belle photographie. Interprétation sentie.

Général
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Le Survenant (Le Survenant)

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Qué. 2005. Drame de moeurs de Érik Canuel avec Jean-Nicolas Verreault, Anick Lemay, Gilles Renaud.

En 1910, un étranger à l'esprit libre bouleverse la quiétude d'une petite communauté rurale vivant en autarcie. Adaptation soignée du roman de Germaine Guèvremont. Récit plutôt mince au rythme lent. Message de tolérance d'une valeur universelle. Mise en scène sensible. Belle photographie. Interprétation sentie. (sortie en salle: 31 décembre 1969)

En 1910, les habitants du Chenal du Moine, près de Sorel, vivent paisiblement au rythme des saisons. Cette quiétude autarcique est toutefois bouleversée par l'arrivée d'un inconnu chez Didace Beauchemin, un cultivateur veuf qui vit avec son fils Amable et sa bru Alphonsine. Didace accepte d'accueillir ce «Survenant», comme il l'a baptisé, en échange de diverses corvées. Le nouveau venu impressionne les habitants, tant par son ardeur au travail que par les récits de ses voyages à travers le monde. De plus, il est plein d'attentions pour Angelina Desmarais, une célibataire jolie mais boiteuse. Or, cette situation irrite Odilon Provençal, qui souhaite épouser Angelina pour acquérir sa terre. Par ailleurs, le chétif Amable est jaloux du Survenant, que Didace traite comme son propre fils.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Dans la veine du récent UN HOMME ET SON PÉCHÉ de Charles Binamé et aussi des nombreuses miniséries télévisées d'époque prenant comme thème le terroir québécois, voici maintenant LE SURVENANT, une adaptation soignée du célèbre livre de Germaine Guèvremont, qui avait d'ailleurs fait l'objet d'un populaire téléroman dans les années 1950. Fidèle à l'esprit de l'oeuvre originale, le film livre un message de tolérance et d'ouverture face à l'étranger et à la différence, qui demeure plus que jamais d'actualité. Cependant, ces enjeux dramatiques sont parfois amenés de façon schématique, par le biais de personnages secondaires qui manquent de nuances. En revanche, la relation père-fils qui s'élabore entre le Survenant et son hôte sonne très juste, tandis que l'évolution de ce dernier s'avère fort touchante. Il en va de même pour l'amour impossible entre la vulnérable infirme célibataire et le "grand dieu des routes". Toutefois, à trop vouloir épouser le rythme des saisons si cher aux gens de la terre, le film s'étire en longueurs, surtout que le récit se révèle en définitive assez mince. Remisant les astuces formelles de ses précédents films (NEZ ROUGE, LE DERNIER TUNNEL), Érik Canuel livre une mise en scène sensible, rehaussée par une belle photographie et une interprétation d'ensemble très sentie.

Texte : Louis-Paul Rioux

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À la fin des années 1950, dans le West Side de New York, un ancien chef de gang blanc tombe amoureux de la soeur du chef d'un clan rival, composé d'immigrés portoricains.

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