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La Couleur pourpre (The Color Purple)

Mardi 23 Juillet à 12:35 | Super Écran

É.-U. 1985. Drame de moeurs de Steven Spielberg avec Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Danny Glover. Les tribulations d'une jeune Noire livrée en mariage à un fermier veuf qui la traite en servante. Adaptation attachante du roman d'Alice Walker. Récit riche en détails. Illustration vibrante de vie et d'humanité. Réalisation de talent. Interprétation sensible de W. Goldberg.

13 ans +
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La Couleur pourpre (The Color Purple)

13 ans + 13 ans +

É.-U. 1985. Drame de moeurs de Steven Spielberg avec Whoopi Goldberg, Margaret Avery, Danny Glover.

Les tribulations d'une jeune Noire livrée en mariage à un fermier veuf qui la traite en servante. Adaptation attachante du roman d'Alice Walker. Récit riche en détails. Illustration vibrante de vie et d'humanité. Réalisation de talent. Interprétation sensible de W. Goldberg.

Genre :
Année :
Durée :
Réalisation :
Scénario :
Menno Meyjes
D'après le roman de Alice Walker
Photographie :
Musique :
Montage :
En 1909, une jeune Noire du Tennessee, Celie, est déjà mère à quatorze ans. Elle est livrée en mariage à un fermier veuf, Albert, père de quatre enfants, qui la traite en servante. Cet homme lui impose même la présence de sa maîtresse, Shug, une chanteuse. Celie se lie pourtant d'amitié avec Shug. La chanteuse s'en va poursuivre ailleurs sa carrière mais elle revient visiter Celie à l'occasion. Avec l'encouragement de Shug, Celie se décide à quitter Albert et se met à son compte comme couturière.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Changeant délibérément de ton, Steven Spielberg (JAWS) tourne le dos à la science-fiction et aux aventures fantastiques pour évoquer un attachant drame humain. Le roman d'origine, écrit par une Noire, a remporté un prix Pulitzer et a connu une large audience que le film devrait encore augmenter. Le réalisateur a mis tout son talent et son esprit d'invention dans une illustration vibrante de vie et d'humanité où le potentiel émotionnel va croissant. Il en résulte un superbe tableau d'époque en même temps qu'un récit complexe où des éléments secondaires bien typés viennent enrichir la trame principale. Pour ses débuts à l'écran, Whoopi Goldberg réussit une composition pleine de sensibilité et d'humour.

Texte : Robert-Claude Bérubé

COMMENTAIRES

04 mai 2015, 10:47:30

Par : Yvan Godbout, Québec

Ce film est un pur joyaux du cinéma. Je ne me lasse pas, encore aujourd'hui, près de trente ans plus tard, à le regarder. La mise en scène de Spielberg est sublime! Si fluide et lirique! La musique est envoutante, et la photographie, tout simplement magnifique. Woopi Golberg, dans son premier rôle au cinéma, interprète une Miss Celie merveilleuse:touchante et parfois drôle. Et Oprah Winfrey est boulversante dans un rôle extrêmement difficile. «The Color Purple» reste et sera toujours, pour moi bien sûr, un pure chef d'oeuvre!

J'attribue à ce film la Cote 3


Revue de presse

Spielberg n'est pas fait pour le genre romanesque

Les sentiments sont dépeints avec une rare maladresse, laissant, le plus souvent le spectateur froid devant les drames de cette pauvre héroïne. Pire, l'ensemble du film, caricatural, sonne faux, jusqu'à l'époque qui est mal recréée. (...) Il reste, néanmoins de belles images et une bonne interprétation.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Mélo

Des bourgeois noirs se sont émus de ce que le film montrait des Noirs alcooliques, illettrés, brutaux. (...) Des racistes noirs se sont élevés contre l'intrusion d'un cinéaste blanc dans leur univers. J'ai eu beau écarquiller les yeux, je n'ai vu à ce film d'autre couleur que celle de l'humanité.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

La Couleur Coca

Stylisation sans style, émotions standard, idéologie cocacola-biblique. (...) Spielberg a le défaut classique des forts en thème. Apprenant une langue étrangère (l'humain), il ne résiste pas au plaisir de loger dans une même phrase (un même film) un maximum de règles de grammaire.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Une Protestation

Faits, personnages, comparses, tout s'ordonne ici selon une construction romanesque traditionnelle. (...) Les principales qualités du film: un juste dosage de cruauté et d'humour, un élan irrépressible de sympathie; (...) une science du raccourci et du détail visuel.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Du méga-mélo!

L'amour et la libération finale de ces deux soeurs noires (...) aurait pu être une sacrée épopée, surtout que Celie, le personnage central, ne manquait pas d'humanité et de grandeur. Mais on a droit à tous les poncifs portés au paroxysme. Pas une vraie trouvaille, nul renouveau de l'image.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

La Case de l'oncle Steven

(...) nous restons confondus par [le] talent de Steven Spielberg. E.T., plus que jamais, a le visage humain, en l'occurrence celui de (...) Whoopi Goldberg. Comment décrire [ce] personnage, [sinon] en disant que, dans ses yeux, (...) nous comprenons que nos différences ne sont que des ressemblances.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Malheur-mélo

Spielberg recrée la vie d'une communauté noire au début du siècle, quand la misère a remplacé l'esclavage sans atténuer le racisme. (...) Il enveloppe ses héros de musique, les place dans des paysages aux couleurs douces, et il suffit alors d'une ombre de tristesse (...) pour que la violence du malheur éclate.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Moi, une Noire

Tout est fait pour émouvoir et Whoopi Goldberg, ainsi que ses partenaires, jouent avec sincérité des personnages bien définis. Le passage des années sur les gens et les choses est fort bien illustré, avec une extrême attention au moindre détail.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Beau mais bien trop long

Le grand défaut de LA COULEUR POURPRE est qu'il dure plus de 2h30. (...) Les performances des acteurs sont absolument renversantes, le scénario est joli bien qu'un peu à l'eau de rose et les images ravissantes. (...) [Quelques] minutes en moins, le film aurait été superbe.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

Hymne à la vie

Il y a du mélo là-dedans? Peut-être bien. Mais transcendé par une beauté d'images qui font de Spielberg un peintre époustouflant, attentif au langage de la lumière, à l'harmonie d'une couleur et d'un sentiment, à la complicité de la pensée et de la composition du tableau.

Couleur pourpre, La Steven Spielberg

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