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2024-06-03 Frédéric Bouchard

Divinités et profanations : le Vatican au cinéma

L’enlèvement (Rapito) de Marco Bellocchio se penche sur l’affaire Mortara, qui porte sur un enfant juif kidnappé, baptisé et élevé catholique par les autorités ecclésiastiques du Vatican, alors gouverné par Pie XI.

Le Vatican assoit la souveraineté papale depuis 1929, année de sa fondation. Mais son influence dépasse de beaucoup les 44 hectares qui le composent. Le septième art a-t-il toujours été clément envers le plus petit pays du monde ?

Réponse en 7 films…

The Cardinal (1963)

Cette production indépendante américaine retrace l’ascension d’un prêtre américain jusqu’au rang de cardinal. Cœur de l’Église catholique, le Vatican y est montré comme le théâtre de luttes mondiales et de crises internes. Autoritaire et rigide, la zone est également dépeinte dans toute sa splendeur architecturale. Puisque l’institution interdit généralement tout tournage sur son territoire, Otto Preminger (Anatomy of a Murder, Exodus) a dû recréer en studios les décors du récit.

L’audience (1972)

Ugo Tognazzi (La cage aux folles, La terrasse) incarne un jeune Italien venu à Rome dans l’espoir de s’entretenir avec le Pape. La satire de Marco Ferreri donne à voir le Vatican comme une organisation bureaucratique, élitiste et hypocrite. Par son épopée labyrinthique, le personnage d’Amedeo symbolise la déconnexion et l'inaccessibilité entre l’Église, voire même le pouvoir divin, et la quête spirituelle des fidèles.

The Omen (1976)

Comme plusieurs films d’épouvante, le long métrage de Richard Donner (Superman, The Goonies) présente le Vatican comme l’unique entité capable de vaincre les forces du Mal. Représentée par le père Brennan, un prêtre érudit en matière de signes et de connaissances apocalyptiques, l’institution prévient Robert Thorn, un père interprété par Gregory Peck, que son fils adoptif est rien de moins que l’Antéchrist.

The Godfather III (1990)

Dépeint comme une institution corrompue, flirtant avec le crime organisé, le Vatican se lance en affaires avec Michael Corleone (Al Pacino) dans ce troisième opus signé par Francis Ford Coppola (The Conversation, Apocalypse Now). Dans ce climat pourri se dessine un personnage de cardinal, qui deviendra le prochain pape, symbole d’espoir et de rédemption pour l’Église. Sa mort mystérieuse, qui survient peu de temps après son pontificat, renvoie à celle de Jean Paul Ier, décédé en 1978.

Elizabeth : The Golden Age (2007)

Durant la deuxième partie de l’ère élisabéthaine présentée dans cette suite au film de 1998, le siège de l’Église catholique - en l'occurrence le pape Sixte V - complote avec le roi d’Espagne afin d’envahir et de re-catholiciser l’Angleterre, alors protestante. Les machinations contre la Reine vierge vont même pousser des agents catholiques à renverser le trône pour y placer Marie Stuart, souveraine d’Écosse.

Anges et démons (2009)

Lieu de mystères et de conspirations, le Vatican devient le décor d’une course contre la montre pour sauver l’Église et la papauté. Dans ce prélude à The DaVinci Code, Robert Langdon (Tom Hanks), héros imaginé par le romancier Dan Brown, tente de déjouer l’Ordre des Illuminati, de la Basilique Saint-Pierre à la Chapelle Sixtine.

L’apparition (2018)

Dans ce drame mystique de Xavier Giannoli (Marguerite, Illusions perdues), le Vatican joue un rôle central dans l’investigation d’un prétendu miracle : l’apparition de la Vierge Marie à une adolescente. Pour éclaircir l’affaire, il fait appel à un journaliste en deuil. Le film représente les tensions entre foi religieuse, rationalité scientifique et considérations politiques et médiatiques qui se jouent au sein de l’institution.

À lire aussi: Le pape au cinéma.

Photo : Anges et démons

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