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La Saveur des ramen (Ramen Teh)

Sing. 2018. Drame de Eric Khoo avec Takumi Saitoh, Tsuyoshi Ihara, Seiko Matsuda. En voyage gastronomique dans son Singapour natal, un jeune chef sino-japonais déterre de douloureux secrets de famille. Célébration délicate des vertus réconfortantes de la gastronomie. Récit un brin angélique. Réalisation sobre. Interprétation juste. (sortie en salle: 22 février 2019)

Général
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La Saveur des ramen (Ramen Teh)

Général Général

Sing. 2018. Drame de Eric Khoo avec Takumi Saitoh, Tsuyoshi Ihara, Seiko Matsuda.

En voyage gastronomique dans son Singapour natal, un jeune chef sino-japonais déterre de douloureux secrets de famille. Célébration délicate des vertus réconfortantes de la gastronomie. Récit un brin angélique. Réalisation sobre. Interprétation juste. (sortie en salle: 22 février 2019)

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À l'âge de dix ans, Masato a été séparé de sa mère singapourienne pour rentrer au Japon vivre avec son père. Célibataire dans la trentaine, il est aujourd'hui cuisinier dans le réputé restaurant familial, à Takasaki au nord-est de Tokyo. À la mort du paternel, bourreau de travail qui n'a jamais accepté la rupture de son couple, Masato ressent le besoin de renouer avec les souvenirs, et surtout les saveurs, qui ont bercé son enfance. Il part donc à Singapour afin de percer le secret entourant la fabrication des bak kut teh, des nouilles cuites dans un bouillon de porc dont sa maman avait fait sa spécialité. Sur place, le chef rencontre un oncle qu'il n'a pas revu depuis qu'il était enfant. Ce dernier insiste pour l'héberger et lui promet de l'aider à en apprendre davantage sur le passé de sa famille.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Après TAMPOPO, EAT DRINK MAN WOMAN et LES DÉLICES DE TOKYO, cette délicate célébration des vertus réconfortantes de la cuisine familiale démontre une fois de plus l'importance accordée à la gastronomie dans le cinéma asiatique. Placé sous le signe de la réconciliation entre Singapour et le Japon, le récit d'apprentissage sincère s'efforce d'accorder devoir de mémoire et nécessité de pardonner les erreurs du passé. De fait, l'illustration des drames individuels et collectifs causés par les relations tumultueuses entre les deux pays s'avère touchante et dénuée de pathos. Cela dit, l'ensemble n'est pas exempt d'angélisme, à l'instar du dénouement rassurant, un brin forcé. Plutôt sobre, la mise en scène du Singapourien Eric Khoo (MY MAGIC, TATSUMI, inédits au Québec) ménage tout de même d'élégants retours en arrière aux images délavées, et surtout, des gros plans de mets fumants qui donnent l'eau à la bouche. Signalons enfin la justesse de Takumi Saitoh, qui rend bien compte dans son jeu du spleen existentiel de son personnage tourmenté.

Texte : Charles-Henri Ramond

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