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Hanna

2011. Drame d'espionnage de Joe Wright avec Saoirse Ronan, Eric Bana, Cate Blanchett. Une adolescente formée pour tuer par son père, un agent renégat de la CIA, décide de mettre en marche un plan de vengeance longuement mûri par ce dernier. Production ambitieuse et joyeusement désordonnée. Scénario chargé, aux symboles parfois appuyés. Réalisation résolument ostentatoire, en mode rétro. S. Ronan solide dans le rôle-titre. (sortie en salle: 8 avril 2011) (Sortie DVD: 8 avril 2011)

13 ans + (violence)
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Hanna (Hanna)

13 ans + (violence) 13 ans + (violence)

2011. Drame d'espionnage de Joe Wright avec Saoirse Ronan, Eric Bana, Cate Blanchett.

Une adolescente formée pour tuer par son père, un agent renégat de la CIA, décide de mettre en marche un plan de vengeance longuement mûri par ce dernier. Production ambitieuse et joyeusement désordonnée. Scénario chargé, aux symboles parfois appuyés. Réalisation résolument ostentatoire, en mode rétro. S. Ronan solide dans le rôle-titre. (sortie en salle: 8 avril 2011)

Isolée du monde depuis la petite enfance, Hanna a grandi dans une chaumière du nord de la Finlande, en compagnie de son père Erik, un agent renégat de la CIA qui l'a entraînée à devenir une parfaite machine à tuer. Mais à 16 ans, le temps est venu pour elle de sortir au grand jour et de mettre en marche le plan de vengeance longuement mûri par son père. Après avoir convenu de se retrouver plus tard à Berlin, Erik et Hanna se séparent, lui en prenant les bois afin d'éviter sa capture, elle en attendant que le radar GPS qu'elle a déclenché n'incite la CIA à venir la cueillir. Détenue dans une base souterraine du désert marocain, Hanna demande à parler à Marissa Wiegler, l'agente responsable de la mort de sa mère, avant de décimer ses ravisseurs et d'échapper héroïquement aux gardes. Sa fuite est ensuite facilitée par sa rencontre avec une famille de voyageurs anglais naïfs, qui la font traverser en Espagne. Tandis qu'elle poursuit sa route vers Berlin, les hommes de main de Marissa la suivent à la trace avec consigne de la capturer vivante, tandis que d'autres, dans la capitale allemande, guettent le retour d'Erik afin de le tuer.

L’AVIS DE MEDIAFILM

L'intelligence et l'ambition artistique qui caractérisent Joe Wright (PRIDE AND PREJUDICE) sauvent du naufrage ce joyeux bordel, qui nous transporte dans un ailleurs très construit, au carrefour de NIKITA, pour le motif principal de l'adolescente tueuse, et CLOCKWORK ORANGE, pour son ultraviolence esthétisée. Un peu trop esclave de ses symboles et mises en abyme, le scénario, racontant la quête initiatique et identitaire de l'héroïne, mixe avec une maladresse étudiée les univers de "Peer Gynt" et "La Belle au bois dormant" à des motifs judéo-chrétiens (la nativité, la traversée du désert). Des éléments que la réalisation vertigineuse, en mode rétro-ostentatoire, fait tenir ensemble, presque par miracle tant le désordre est grand et la matière, chargée. Dans un rôle d'ombre et de lumière, la jeune Saoirse Ronan (THE LOVELY BONES), découverte dans le ATONEMENT du même Joe Wright, continue d'épater, aux côtés d'une extravagante Cate Blanchet qui, en sorcière rousse à ses trousses, semble sortir d'une série B des années 1970.

Texte : Martin Bilodeau

COMMENTAIRES

04 mai 2015, 10:48:11

Par : Stéphane Rivest, Montréal

Film inclassable, exercice de style étrange à l'esthétique chargée, Hanna m'a pourtant séduit. Sa mise en scène éclatée et extrèmement stylisée, rempli de symboles et d'images allégoriques puissantes, ne plaira certainement pas à tous. Le scénario, conte pour adulte, risque aussi d'en rebuter quelques uns. Pour ma part je me disais: "Enfin un film qui sort des sentiers battus." Car Hanna ne ressemble en rien à ce que le film d'action nous a habitués jusqu'à maintenant. Un vent frais souffle sur cette production qui est beaucoup plus complexe que son scénario laisse croire. Un travail incroyable a été fait sur l'image et la photographie, mais également sur le son. Portez attention à la musique et aux bruits qui se mêlent à celle-ci, suivant la progression et l'état d'esprit de la jeune héroine, très bien campé par la talentueuse Saoirse Ronan (La Nostalgie de l'Ange), qui passe des scènes de combat extrêmement violentes à celles beaucoup plus introspectives et émotionnelles. Eric Banna quant à lui, dans un rôle plus effacé mais très physique, apporte une force brute à cette histoire de vengeance, face à une Cate Blanchet diabolique, dans un personnage froid et calculateur. En résumé, si vous cherchez un film qui ne suit pas les traces du cinéma américain actuel, laissez vous donc tenter par la petite Hanna.

J'attribue à ce film la Cote 3


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