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Je me souviens

Qué. 2009. Comédie dramatique de André Forcier avec Céline Bonnier, Pierre-Luc Brillant, Roy Dupuis. Dans les années 1950 en Abitibi, la fillette illégitime d'un ex-syndicaliste apprend le gaélique auprès d'un révolutionnaire irlandais dont sa mère s'éprend. Évocation tendre, amusée et très personnelle du Québec de la Grande Noirceur. Scénario dense, touffu, imprévisible, porté par une ferveur nationaliste. Réalisation de métier. Images en noir et blanc soignées. Interprétation épatante. (sortie en salle: 6 mars 2009)

Général (déconseillé aux jeunes enfants)
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Je me souviens (Je me souviens)

Général (déconseillé aux jeunes enfants) Général (déconseillé aux jeunes enfants)

Qué. 2009. Comédie dramatique de André Forcier avec Céline Bonnier, Pierre-Luc Brillant, Roy Dupuis.

Dans les années 1950 en Abitibi, la fillette illégitime d'un ex-syndicaliste apprend le gaélique auprès d'un révolutionnaire irlandais dont sa mère s'éprend. Évocation tendre, amusée et très personnelle du Québec de la Grande Noirceur. Scénario dense, touffu, imprévisible, porté par une ferveur nationaliste. Réalisation de métier. Images en noir et blanc soignées. Interprétation épatante. (sortie en salle: 6 mars 2009)

Abitibi, 1949. Avec la bénédiction de Duplessis, Monseigneur Madore fait embaucher des orphelins à la Sullidor Mining, afin de favoriser l'élection de Richard Bombardier à la tête du syndicat. Mais ce dernier meurt accidentellement juste avant le scrutin. Son remplaçant, peu aimé des orphelins, est battu par le communiste Robert Sincennes, à la grande joie de son fils Louis. Lorsque la mère de ce dernier et une amie font courir le bruit que Richard a été tué par son épouse Mathilde, celle-ci se venge en couchant avec les maris des médisantes pour ensuite publiciser leur infidélité, provoquant leur départ pour la Légion étrangère. Neuf ans plus tard, Mathilde s'éprend d'un révolutionnaire irlandais qui enseigne le gaélique à sa fillette mutique, née de sa nuit d'amour avec Robert, ainsi qu'à Louis, qui rêve du retour de son père.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Après les échecs successifs d'ACAPULCO GOLD et LES ÉTATS-UNIS D'ALBERT, André Forcier revient en meilleure forme avec cette évocation tendre, amusée et très personnelle du Québec de la Grande Noirceur. Les accointances bien connues entre le cabinet de Duplessis, l'Église catholique et le patronat y sont illustrées à gros traits, quoique de manière efficace. Le scénario dense, touffu, imprévisible, est porté par une ferveur nationaliste qui transparaît notamment dans la narration du personnage de Louis devenu adulte, lue par le réalisateur lui-même. Du reste, le film adopte dans l'ensemble un ton plutôt sérieux, discrètement désamorcé par les délicieuses touches d'humour insolite et de poésie si particulières à Forcier. Ce dernier parvient, en dépit d'un budget restreint, à composer des images en noir et blanc très soignées, rehaussées par une musique classique parfois prenante. La distribution, aussi relevée qu'épatante, est dominée par une Céline Bonnier qui mord à belles dents dans son personnage de veuve frivole et de mère indigne.

Texte : Louis-Paul Rioux

Revue de presse

L'Urgence de raconter

Les images en noir et blanc confèrent ici au récit de magnifiques élans poétiques. Signées Daniel Jobin, celles-ci ne cèdent pourtant jamais à la surdose esthétisante, et préservent un climat d'âpreté qui colle parfaitement au ton du film. Les (...) acteurs (...) y vont (...) tous de performances généreuses, visiblement heureux de pouvoir se mettre en bouche la langue très particulière de l'auteur.

Je me souviens André Forcier

Vite oublié

(...) la voix monocorde du réalisateur, qui se charge de la narration, alourdit inutilement le déroulement de l'histoire, tout en brisant le rythme de certains développements. Michel Barette et Rémy Girard (...), loin d'être convaincants, sont risibles. (...) Bref, JE ME SOUVIENS est un film qui se fait vite oublier.

Je me souviens André Forcier

La Mémoire en fuite

Forcier tire un peu dans toutes les directions, dans cet exercice de mémoire collective, où les enjeux globaux s'effacent devant des anecdotes qui virent le plus souvent à la farce tragique. (...) L'enfant terrible du cinéma québécois a encore frappé. Hélas, JE ME SOUVIENS ne laisse pas un souvenir impérissable.

Je me souviens André Forcier

La Mémoire glorifiée

Quel plaisir de retrouver (Forcier) (...) en aussi grande forme (...). D'autant plus qu'il a réalisé JE ME SOUVIENS avec un microbudget, dans des conditions difficiles en Abitibi (...). L'image, la mise en scène, le jeu des comédiens portent gaillardement l'humour et le sérieux à travers des envolées vers le rêve, des incursions dans le désespoir et l'alcool. Et le noir et blanc parle d'hier avec conviction, comme les dialogues, en général excellents.

Je me souviens André Forcier

French Baby Yuks

Rémi Girard (...) and Roy Dupuis (...) are solid as always, but as this film demonstrates, their journeyman acting chops are confounded by a puzzling lack of quality control.

Je me souviens André Forcier

Se souvenir avec plaisir

À travers son imagination foisonnante, Forcier nous distille ici et là de nombreuses métaphores tantôt truculantes et drôles, tantôt politiques et touchantes. (...) Et si sa trame scénaristique pouvait sur papier sembler bancale, elle coule comme l'eau frette dans une rivière du Nord, notamment grâce au brio de Roy Dupuis qui (...) crève l'écran.

Je me souviens André Forcier

L'Étranger

(...) Forcier fait la part belle à ses préoccupations nationalistes sans pour autant faire de JE ME SOUVIENS un film militant et didactique. Bien au contraire, avec ses personnages attachants et truculents, ses répliques vives et imagées, son sens aigu de l'insolite et du pittoresque, le (film) illustre parfaitement que la comédie peut à la fois divertir et faire réfléchir.

Je me souviens André Forcier

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Le film de la semaine

É.-U. 2020. Drame musical de Steven Spielberg avec Ansel Elgort, Rachel Zegler, Rita Moreno. Classement: Général (déconseillé aux jeunes enfants).

À la fin des années 1950, dans le West Side de New York, un ancien chef de gang blanc tombe amoureux de la soeur du chef d'un clan rival, composé d'immigrés portoricains.

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