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Ce qu'il faut pour vivre

Qué. 2008. Drame de Benoît Pilon avec Natar Ungalaaq, Éveline Gélinas, Paul-André Brasseur. En 1952, un chasseur inuit atteint de tuberculose est obligé de quitter les siens pour aller se faire soigner dans un sanatorium de Québec. Récit beau et humain sur l'entraide et la transmission de l'héritage culturel. Contexte historique et social finement dessiné. Réalisation attentive au style épuré. Rythme mesuré. Interprétation fort attachante. Performance remarquable de N. Ungalaaq. (sortie en salle: 29 août 2008) (Sortie DVD: 29 août 2008)

Général
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Ce qu'il faut pour vivre (Ce qu'il faut pour vivre)

Général Général

Qué. 2008. Drame de Benoît Pilon avec Natar Ungalaaq, Éveline Gélinas, Paul-André Brasseur.

En 1952, un chasseur inuit atteint de tuberculose est obligé de quitter les siens pour aller se faire soigner dans un sanatorium de Québec. Récit beau et humain sur l'entraide et la transmission de l'héritage culturel. Contexte historique et social finement dessiné. Réalisation attentive au style épuré. Rythme mesuré. Interprétation fort attachante. Performance remarquable de N. Ungalaaq. (sortie en salle: 29 août 2008)

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Les Films Séville
Récompenses
En 1952, Tivii, chasseur inuit atteint de tuberculose, quitte la Terre de Baffin et sa famille pour aller se faire soigner dans un sanatorium de Québec. Sans repères, ne comprenant pas le français, l'autochtone fugue mais est bientôt retrouvé dans une cabane, épuisé. De retour à l'hôpital, il refuse de s'alimenter et exprime son désir de mourir, ce que son médecin ne peut accepter. Sommée de trouver un moyen de le faire manger, l'infirmière Carole décide de transférer au sanatorium Kaki, un orphelin inuit qui, ayant été élevé par des Blancs, peut servir d'interprète à Tivii. Au contact du jeune garçon, le chasseur reprend goût à la vie et guérit peu à peu. Il en vient alors à caresser le projet d'adopter Kaki, afin de lui redonner un foyer ancré dans sa culture d'origine.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Documentariste chevronné (ROGER TOUPIN, ÉPICIER VARIÉTÉ, DES NOUVELLES DU NORD), Benoît Pilon entre par la grande porte du long métrage de fiction en portant à l'écran un scénario de son talentueux confrère Bernard Émond (LA NEUVAINE). Si les préoccupations spirituelles, sociales et morales de ce dernier, de même que son style épuré, sont tout naturellement présents ici, on retrouve au premier chef la sensibilité, l'empathie et le regard attentif propres à Pilon, dans cette oeuvre belle et humaine sur le devoir, l'entraide et la transmission de l'héritage culturel. Évitant tout manichéisme, les auteurs dessinent finement le contexte historique et social du récit. Le rythme mesuré ménage de subtiles ellipses, ainsi que des plans majestueux des étendues enneigées du territoire inuit, projections mentales du nostalgique chasseur tuberculeux. Celui-ci est incarné de façon remarquable par Natar Ungalaaq (ATANARJUAT - L'HOMME RAPIDE), entouré de partenaires au jeu fort crédible.

Texte : Louis-Paul Rioux

Revue de presse

Inuit, Interrupted

The melodramatic aspects of NECESSITIES OF LIFE (...) aren't too broadly drawn, but neither are they subtle. (...) The unequivocal strength of the film is in the presence of (...) Natar Ungalaaq, whose face transmits the character's conflicted emotions so directly that the subtitles are almost redundant.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

Un Tableau mémorial

Le réalisateur se montre habile à aller chercher une émotion juste et à la transmettre jusqu'au spectateur. Dans le rôle du personnage profondément attachant qu'est Tivii, Natar Ungalaaq (...) fait preuve d'un naturel et d'une exactitude remarquables et constitue l'une des grandes révélations de ce film.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

La Maladie de l'exil

Créateurs sensibles, Pilon et Émond procèdent par petites touches, parfois avec un zeste d’humour (...) pour mieux faire passer leur message d’espoir. À ce récit bien huilé, il faut ajouter le rôle prépondérant joué par l’excellent Natar Ungalaaq. Une force tranquille, capable de faire passer l’émotion d’un seul regard.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

D'une grande sensibilité

L’approche anthropologique du film est (...) intéressante. Bien que l’ensemble soit de facture dramatique, certaines scènes, par de simples contrastes culturels, sont hilarantes. (...) Il faut aussi souligner le jeu exceptionnel de Natar Ungalaaq, précis et naturel, qui aide grandement à donner au film son caractère authentique et son charme unique.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

Belle Entrée québécoise au FFM

Tout en restant fidèle à l'esprit de l'époque duplessiste, le cinéaste se garde bien (...) de tomber dans le sectarisme ou le règlement de comptes. Bien entendu, les incompréhensions, issues de l'ignorance, sont évoquées, mais le récit emprunte surtout ici un caractère solidaire. Et humaniste. (...) Natar Ungalaaq (...) affiche une vraie profondeur, tout autant qu'un charisme fou.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

Père spirituel

Derrière ce traitement classique qui n'est pas exempt de lourdeurs, le récit comporte de délicates touches d'humour et un regard tendre sur l'espèce humaine. Il n'y a aucun jugement ni manichéisme. Que de l'émotion filtrant de scènes fortes ou banales. Voilà une simplicité qui fait beaucoup de bien.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

L'Étranger

Benoit Pilon a su imposer un rythme qui lui est propre, c'est-à-dire lent et méditatif (...). Ponctué de superbes images de paysages nordiques (...), porté par (un) montage fluide (...) et bercé par (une) subtile musique (...), CE QU'IL FAUT POUR VIVRE s'avère une magnifique ode à la noblesse des Inuits doublée d'une fine réflexion sur la transmission et la filiation.

Ce qu'il faut pour vivre Benoît Pilon

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