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Le Scaphandre et le papillon

É.-U. 2007. Drame biographique de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Anne Consigny, Marie-Josée Croze. Atteint du «locked-in syndrome», rendu totalement paralysé à l'exception de son oeil gauche, un journaliste dicte par clignements de paupière un livre relatant son expérience. Adaptation belle et intelligente du livre de Jean-Dominique Bauby. Récit inspirant, teinté d'humour. Réalisation experte, utilisant de façon ingénieuse la caméra subjective. Interprétation relevée, parfois bouleversante. (sortie en salle: 21 décembre 2007)

Général (déconseillé aux jeunes enfants)
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Le Scaphandre et le papillon (Le Scaphandre et le papillon)

Général (déconseillé aux jeunes enfants) Général (déconseillé aux jeunes enfants)

É.-U. 2007. Drame biographique de Julian Schnabel avec Mathieu Amalric, Anne Consigny, Marie-Josée Croze.

Atteint du «locked-in syndrome», rendu totalement paralysé à l'exception de son oeil gauche, un journaliste dicte par clignements de paupière un livre relatant son expérience. Adaptation belle et intelligente du livre de Jean-Dominique Bauby. Récit inspirant, teinté d'humour. Réalisation experte, utilisant de façon ingénieuse la caméra subjective. Interprétation relevée, parfois bouleversante. (sortie en salle: 21 décembre 2007)

Année :
Durée :
Réalisation :
Scénario :
Ronald Harwood
D'après le livre de Jean-Dominique Bauby
Photographie :
Musique :
Montage :
Distributeur :
Alliance Vivafilm
Récompenses
En 1995, Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine «Elle», subit un accident cardiovasculaire qui le rend paralysé de la tête aux pieds. Le «locked-in syndrome» dont il est atteint lui laisse ses facultés auditives et l'usage de son oeil gauche, par les clignements duquel il parvient à se faire comprendre. À l'hôpital maritime de Berck, où on le soigne avec dévouement, une orthophoniste imagine un système alphabétique adapté pour lui permettre de composer des phrases. C'est ainsi que le malade, dont l'imagination et la mémoire sont demeurées intactes, entreprend l'écriture d'un livre sur son expérience, avec l'aide de la douce Claude, envoyée par son éditrice. Entre-temps, la mère de ses enfants, qu'il avait quittée pour une autre femme peu de temps avant son attaque, le visite régulièrement.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Décidément rompu aux sujets biographiques (BASQUIAT, BEFORE NIGHT FALLS), le réalisateur et peintre Julian Schnabel se surpasse avec cette oeuvre belle, intelligente et inspirante sur le courage et l'apprivoisement de la mort, tirée du livre de Jean-Dominique Bauby. Ainsi, à travers sa mise en scène experte, souvent inventive, Schnabel trouve des équivalents visuels forts aux énoncés à la première personne du regretté Bauby, décédé quelques jours après la parution de son bouquin. Par ailleurs, le cinéaste utilise avec une rare ingéniosité la caméra subjective afin de faire pénétrer le spectateur dans la tête du protagoniste. Lequel, entouré d'un personnel médical d'une émouvante empathie, vit à travers sa maladie une véritable renaissance et un salutaire examen de conscience. Au sein d'une distribution aussi relevée que cosmopolite, Max Von Sidow est tout simplement bouleversant dans le court rôle du père de Bauby. Ce dernier est par ailleurs incarné avec sensibilité et humour par Mathieu Amalric.

Texte : Louis-Paul Rioux

COMMENTAIRES

08 septembre 2018, 08:37:01

Par : Michaël Gagnon, Sherbrooke

Scénario poignant inspiré d’une histoire vraie. Réalisation rigoureuse et méticuleuse. Mise en scène bien contrôlée. Narration hors champ de premier ordre. Retours en arrière intelligemment utilisés. Mise en image fascinante montrant le point de vue du malade. Bande sonore efficace. Sentiment de confinement et d’incapacité bien amené. Ensemble touchant et émouvant. Excellents interprètes.

J'attribue à ce film la Cote 3


Revue de presse

Le Combat pour la vie d'un homme coupé du monde

Schnabel fait (...) feu de tout bois, utilisant les ressources de la caméra subjective, du flouté, de la voix intérieure, du retour en arrière, du mime, de l'onirisme visuel et du recours aux archives pour compenser le lourd handicap cinématographique qui affecte son personnage principal.
Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

Ce Gisant est un géant

Ce qui donne sa cohérence à cet étonnant patchwork, c'est la qualité, à la fois morale et esthétique, du regard de Schnabel. Il n'est pas dans la commisération, pas dans l'accompagnement, mais dans l'admiration.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

Un Hymne à la vie

On pouvait tout redouter de cette adaptation du libre de Jean-Dominique Bauby, victime d'un accident cardio-vasculaire cérébral, et ne pouvant plus communiquer qu'avec une paupière. Schnabel a posé son regard d'immense artiste et de metteur en scène. Il réussit un drame qui est surtout un hymne à la vie, porté par des acteurs inspirés.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

Passionnant

Avec une certaine dose de licence poétique, Julian Schnabel retrace un récit vécu en utilisant les propres mots de l'intéressé. (...) peu chargé en effets lacrymogènes, le film évite les ornières attendues en offrant une passionnante réflexion sur le langage, les limites comparées du parlé et de l'écrit, la dépendance, et la confiance qu'elle implique.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

«Le Scaphandre» ne tient qu'à un cil

[Le film] (...) vise une restitution de la maladie par la sensation à l'image. On n'est pas très certain du rendu final, resté pour beaucoup au stade décoratif. Mais le vrai problème du film, ce sont les séquences de flash-backs et autres scènes de rêves (...) qui relèvent (...) de la publicité pour la vie.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

Bouleversant

Le film qu'en a tiré (...) Schnabel est (...) poignant: il met véritablement le spectateur dans la peau du narrateur (Mathieu Amalric, impeccable). On sort de son coma avec lui; on découvre avec lui le tragique de sa condition (...). On émergeait du livre bouleversé et désireux comme jamais de profiter de la vie. Ce très beau film produit le même effet.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

La Vie prisonnière

Une bouleversante aventure humaine, magnifiquement transposée à l'écran par (...) Julian Schnabel. (...) Cette vie prisonnière jette ses feux à travers les effets de caméra subjective, la voix off, les flash-back des souvenirs. Mathieu Amalric, fascinant de bravoure, de tendresse, de dérision, est entouré d'une pléiade de grands acteurs. (...) Impressionnant.

Scaphandre et le papillon, Le Julian Schnabel

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