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Melinda et Melinda (Melinda and Melinda)

É.-U. 2004. Comédie dramatique de Woody Allen avec Radha Mitchell, Will Ferrell, Chiwetel Ejiofor. Quatre intellectuels s'amusent à débattre du caractère à la fois tragique et comique d'une anecdote rapportée par l'un d'entre eux. Fusion réussie de deux versions d'une même histoire développées parallèlement. Possibilités dramatiques bien exploitées. Mise en scène adroite. Interprétation vivante.

Général
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Melinda et Melinda (Melinda and Melinda)

Général Général

É.-U. 2004. Comédie dramatique de Woody Allen avec Radha Mitchell, Will Ferrell, Chiwetel Ejiofor.

Quatre intellectuels s'amusent à débattre du caractère à la fois tragique et comique d'une anecdote rapportée par l'un d'entre eux. Fusion réussie de deux versions d'une même histoire développées parallèlement. Possibilités dramatiques bien exploitées. Mise en scène adroite. Interprétation vivante.

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Quatre intellectuels issus du milieu artistique philosophent autour d'une table de restaurant. Leur discussion porte sur les qualités respectives de la tragédie et de la comédie, composantes essentielles de l'expérience humaine. Racontée par l'un des convives, l'anecdote suivante permet d'en débattre: faisant irruption dans un dîner, une jeune femme confuse, Melinda, vient chambouler le quotidien tranquille de quelques amis. Envisagé de façon tragique, l'épisode débouche sur des scènes de marivaudage au sein d'un groupe de jeunes professionnels new-yorkais bien nés, amenés à se remettre en question. Vu de façon comique, le même incident provoque des turbulences similaires dans un cercle de bobos affrontant diverses épreuves professionnelles.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Rompu au drame comme à la comédie, Woody Allen alterne depuis longtemps entre les deux genres. Cette fois-ci, plutôt que de choisir un camp, le cinéaste joue habilement sur les deux tableaux: la même histoire, racontée sous des angles différents, se développe ainsi suivant deux fils conducteurs parallèles (mais qui, par moments, semblent vouloir converger). Cette gymnastique structurelle permet à Allen de se livrer à un exercice cinématographique plutôt relevé. Autour d'une protaganiste présentant, selon le cas, un profil sombre ou plus lumineux, il assemble deux groupes de personnages, lesquels, malgré leurs différences, sont soumis à des interrogations et des troubles intérieurs similaires. L'intention d'Allen consiste, visiblement, à montrer que la condition humaine se présente sous deux visages qui, si on y regarde bien, ne font qu'un. Jean qui pleure, Jean qui rit, gens unis. Ce canevas n'empêche pas le cinéaste de toucher, en filigrane, à ses lubies habituelles (infidélité, névrose, incommunicabilité, etc.). À ce chapitre, le discours ne change guère. Un élément de nouveauté est à trouver du côté de la distribution, équilibrée, qui permet à quelques comédiens moins connus de faire leurs premiers pas en territoire «allenien». Du lot, Radha Mitchell s'illustre particulièrement dans un double rôle.

Texte : Michel Defoy

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