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La Forme des choses (The Shape of Things)

É.-U. 2002. Drame de moeurs de Neil LaBute avec Paul Rudd, Rachel Weisz, Gretchen Mol. Une étudiante aux Beaux-Arts encourage son nouveau petit ami, un garçon timide et empoté, à changer son apparence physique. Analyse cynique des rapports amoureux et du thème de la moralité en art. Conclusion d'une ironie amère. Enfilade de scènes de dialogues filmés sagement. Interprètes convaincus.

Général
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La Forme des choses (The Shape of Things)

Général Général

É.-U. 2002. Drame de moeurs de Neil LaBute avec Paul Rudd, Rachel Weisz, Gretchen Mol.

Une étudiante aux Beaux-Arts encourage son nouveau petit ami, un garçon timide et empoté, à changer son apparence physique. Analyse cynique des rapports amoureux et du thème de la moralité en art. Conclusion d'une ironie amère. Enfilade de scènes de dialogues filmés sagement. Interprètes convaincus.

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Dans un musée, le gardien de sécurité Adam engage une conversation avec Evelyn, étudiante aux Beaux-Arts. Elle et lui se mettent bientôt à sortir ensemble, au grand dam de Philip, le meilleur ami d'Adam, qui soutient qu'Evelyn a une très mauvaise influence sur son copain. Or, ça ne semble pas du tout être l'avis de Jenny, la fiancée de Philip, qui trouve au contraire qu'Adam a changé pour le mieux. En effet, il a perdu du poids, troqué ses lunettes pour des lentilles cornéennes, changé de coiffure et renouvelé sa garde-robe. Sur les conseils d'Evelyn, il a même subi une opération chirurgicale au nez. Du jeune homme un peu timide et empoté qu'il était, Adam est devenu un beau garçon plus sûr de lui, apparemment prêt à assumer les conséquences de ses choix. Mais une surprise l'attend.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Neil LaBute a suscité une certaine controverse avec son premier film, IN THE COMPANY OF MEN, en abordant de façon presque cruelle le thème des relations hommes-femmes, envisagé du point de vue d'un protagoniste masculin particulièrement cynique. Avec THE SHAPE OF THINGS, adapté de sa propre pièce, le cinéaste propose une autre analyse vénéneuse de relations amoureuses placées sous le signe de la duplicité, de la manipulation et de la trahison. Personne ne sort gagnant de cet exercice de misanthropie qui culmine dans un coup de théâtre d'une ironie amère. À travers tout cela, de façon d'abord anecdotique et ensuite de manière plus évidente, le cinéaste introduit une réflexion sur la moralité dans la pratique de l'art, où là encore on décèle dans sa vision un sentiment très net de désenchantement. Or, pour en arriver là, l'auteur est amené à créer des personnages et des situations sans véritables nuances afin de bien servir la nature tranchée de son discours. Étant donné l'origine théâtrale du sujet, on ne devrait pas se surprendre de l'abondance de dialogues, mais LaBute ne fait pas grand effort pour filmer ces longs échanges autrement que par des champs/contrechamps. Les interprètes jouent avec conviction des personnages qu'ils ont tous incarnés précédemment à la scène.

Texte : Martin Girard

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