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2024-03-04 Martin Bilodeau

Nuri Bilge Ceylan: Turc de tête et de coeur

Retour sur la carrière du grand cinéaste turc, qui nous offre dès vendredi en salle son neuvième opus: Les herbes sèches.

Flashback. Berlin, février 2000. Dans un film en compétition officielle, d’un cinéaste Turc encore inconnu au bataillon, une sous-intrigue irrésistible implique un enfant qui, pour prouver qu’il est digne de posséder une montre, doit transporter sans le briser un œuf frais pondu pendant toute une semaine. Nuages de mai, c’est son titre, reste à ce jour un des plus beaux films jamais réalisés sur le deuil de l’innocence. Et grâce à ce film, son deuxième en carrière, Nuri Bilge Ceylan est devenu depuis l’un des cinéastes les plus admirés du monde.

À l’occasion de la sortie en salle cette semaine de Les herbes sèches, 9e long métrage de ce grand cinéaste stambouliote, Mediafilm vous propose une promenade dans sa filmographie.

Mais d’abord, qui est-il?

Né le 26 janvier 1959 à Istanbul, Nuri Bilge Ceylan a décroché un diplôme en ingénierie électrique avant de s'orienter vers la photographie puis le cinéma.

Entre son premier long métrage, paru en 1998, et Les herbes sèches, il a forgé une œuvre subtile et puissante, qui fait de la sortie de chaque nouvel opus, un événement.

Son style distinctif est caractérisé par des images saisissantes, des dialogues subtils et des réflexions profondes sur la condition humaine, notamment la solitude et les complexités de la vie moderne.

Que racontent ses films?

Kasaba (1998) explore la vie quotidienne dans une petite ville anatolienne, capturant de manière contemplative les interactions humaines et les défis de la vie rurale.

Nuages de mai (1999) suit un jeune homme qui revient dans son village natal après avoir échoué à l'université, explorant les thèmes de l'identité, de la jeunesse et du changement.

Uzak (2002) Grand Prix du Festival de Cannes en 2002, suit la relation complexe entre deux cousins, l'un vivant en milieu urbain et l'autre en quête d'emploi chez son cousin.

Les Climats (2006) examine les dynamiques complexes d'un couple à travers une série de séquences météorologiques, utilisant le climat comme métaphore des émotions humaines et des changements relationnels.

Les Trois Singes (2008) explore les conséquences morales et psychologiques d'un acte répréhensible, mettant en lumière les thèmes de la culpabilité, de la dissimulation et des secrets de famille.

Il était une fois en Anatolie (2011), lauréat du Grand Prix du Festival de Cannes, suit une nuit de recherche d'un meurtrier dans la steppe anatolienne, offrant une méditation profonde sur la vie, la mort et la condition humaine.

Winter Sleep, Palme d'Or à Cannes en 2014, explore les conflits intellectuels et émotionnels d'un ancien acteur devenu propriétaire d'un hôtel en Cappadoce, offrant une introspection profonde sur la morale et la responsabilité.

Le Poirier sauvage (2018) explore les relations familiales et la recherche de sens à travers l'histoire d'un jeune écrivain revenant dans son village natal, confronté à son passé et à ses aspirations littéraires.

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