
L'Institutrice (Haganenet)



L'Institutrice (Haganenet)
L'avis de Mediafilm
Nadav Lapid (LE POLICIER, inédit en salles au Québec) déstabilise le spectateur avec ce film intimiste qui, en première partie, célèbre le geste artistique dans un monde devenu trop matérialiste, pour ensuite bifurquer vers l'illustration troublante d'une obsession malsaine. Le portrait de femme, tour à tour inspirant et inquiétant, se double d'une critique sévère, sans concession, de la société israélienne contemporaine. La mise en scène très étudiée, qui repose sur une utilisation expressive de la caméra et des points de vue, génère tantôt l'apaisement, tantôt l'anxiété. Se souvenant de ses propres expériences de génie précoce de la poésie, Lapid a mis beaucoup de lui dans le fascinant Yoav. Lequel est incarné avec la distance requise par Avi Shnaidman, même s'il semble évident que cet adorable et docile bambin ne perçoive pas toute la complexité de son personnage (pensons à la Victoire Thivisol du PONETTE de Jacques Doillon). En revanche, Sarit Larry, dans le rôle de la trop dévouée éducatrice, fait preuve d'une admirable subtilité et d'une prenante intensité dans son jeu.
Synopsis

(sortie en salle le 14 août 2015)
Année
2014Genre
DrameDurée
119 min.Origine
IsraëlImages







