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Un été comme ça

Qué. 2022. Drame de Denis Côté avec Larissa Corriveau, Laure Giappiconi, Anne Ratte Polle. Encadrées par une thérapeute allemande et un travailleur social, trois femmes dites "hypersexuelles" passent 26 jours dans une maison tranquille au bord d’un lac. Drame bergmanien, déjouant les pièges d'un sujet délicat. Langage très cru. Dispositif minimaliste. Picturalité frappante. Interprètes féminines épatantes. (sortie en salle: 19 août 2022)

16 ans + (érotisme)
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Un été comme ça (Un été comme ça)

16 ans + (érotisme) 16 ans + (érotisme)

Qué. 2022. Drame de Denis Côté avec Larissa Corriveau, Laure Giappiconi, Anne Ratte Polle.

Encadrées par une thérapeute allemande et un travailleur social, trois femmes dites "hypersexuelles" passent 26 jours dans une maison tranquille au bord d’un lac. Drame bergmanien, déjouant les pièges d'un sujet délicat. Langage très cru. Dispositif minimaliste. Picturalité frappante. Interprètes féminines épatantes. (sortie en salle: 19 août 2022)

Genre :
Année :
Durée :
Réalisation :
Scénario :
Photographie :
Montage :
Pays :
Distributeur :
Maison 4:3
Producteurs :
Léonie, Eugénie et Gaëlle, alias Geisha, sont dites "hypersexuelles". Encadrées par Octovia, une thérapeute allemande, et Sami, un travailleur social bienveillant, les trois femmes décident volontairement de passer 26 jours dans une maison tranquille au bord d’un lac. Le but n’est pas de guérir, mais plutôt d’explorer les réalités et circonvolutions de leurs désirs. Mais plus les jours passent, plus l’expérience révèle les zones d’ombre et de lumière des participantes et des personnes qui les aident.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Avec ce drame bergmanien à la picturalité frappante, Denis Côté (CURLING, VIC + FLO ONT VU UN OURS) déstabilise le spectateur. D’abord, en refusant toute lecture psychologisante des personnages, ensuite en déjouant les multiples pièges qu’un sujet aussi provocateur (sur le papier) pouvait contenir. Très cru, le langage cérébralise à l’extrême une dimension pornographique - bien que jamais graphique -, dont il émane des vagues de douceur et de noirceur mêlées. Au mieux incompris, au pire jugés, les personnages féminins sont plutôt pensés comme des révélateurs de la psyché du spectateur, dont Côté se fait le fin analyste, tendant pour ainsi dire un miroir à une société qui refoule la sexualité dans des cadres imposés. La trame narrative se déploie avec intelligence, précision et profondeur, au coeur d’un dispositif minimaliste qui se permet quelques pas de côté étonnants, lors de séquences rêvées au réalisme cauchemardesque saisissant. Dans des rôles exigeants, toutes les interprètes font des miracles. (Texte rédigé en février 2022, dans le cadre du Festival de Berlin)

Texte : Céline Gobert

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