Go to main content
4

Living

Dimanche 23 Juin à 07:35 | CRAVEJeudi 27 Juin à 07:40 | CRAVE

G.-B. 2022. Drame de Oliver Hermanus avec Bill Nighy, Aimee Lou Wood, Alex Sharp. En 1953, un fonctionnaire londonien, qui mène une existence morne, décide de profiter pleinement de la vie après avoir appris qu’il est atteint d’un cancer. Adaptation en retenue et en demi-teintes du film "Ikiru" d'Akira Kurosawa. Rythme compassé et construction rigide. Riche direction-photo. B. Nighy remarquablement sobre et émouvant. (sortie en salle: 27 janvier 2023)

Général
4

Living (Living)

Général Général

G.-B. 2022. Drame de Oliver Hermanus avec Bill Nighy, Aimee Lou Wood, Alex Sharp.

En 1953, un fonctionnaire londonien, qui mène une existence morne, décide de profiter pleinement de la vie après avoir appris qu’il est atteint d’un cancer. Adaptation en retenue et en demi-teintes du film "Ikiru" d'Akira Kurosawa. Rythme compassé et construction rigide. Riche direction-photo. B. Nighy remarquablement sobre et émouvant. (sortie en salle: 27 janvier 2023)

Genre :
Année :
Durée :
Réalisation :
Scénario :
Kazuo Ishiguro
D'après l'oeuvre de Akira Kurosawa
Photographie :
Montage :
Pays :
Distributeur :
Métropole Films Distribution
Londres, 1953. Alors qu’il mène depuis toujours une existence morne et routinière, Williams apprend qu’il est atteint d’un cancer. Inspiré par la vivacité d’une jeune collègue, le fonctionnaire veuf se laisse aller à faire des choses qu’il n’avait jamais oser faire: partir du bureau avant l’heure, déambuler dans une fête foraine, partir pour la journée au bord de la mer, chanter dans un bar… Ce qui le mènera à jeter un regard radicalement différent sur le temps qu’il lui reste à vivre.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Après la violence sourde de ses premiers films où il explorait, entre autres, l’homophobie dans son Afrique du Sud natale, Oliver Hermanus (BEAUTY, MOFFIE) a choisi d’adapter IKIRU, réalisé en 1952 par Akira Kurosawa, et de le camper dans la conservatrice Angleterre d’après-guerre. Sur un scénario de Kazuo Ishiguro, auteur nobelisé de “The Remains of the Day”, Hermanus déroule son récit tout en retenue et en demi-teintes. Et parvient parfaitement à traduire l’apathie d’une existence tracée d’avance. Au point que, à l’image de la vie réglée comme du papier à musique de son principal protagoniste, le rythme du film est quelque peu compassé et sa construction, parfois rigide. Comme si le cinéaste et son scénariste avaient été contaminés par ce qu’ils dépeignent. La riche direction-photo de Jamie Ramsay et une trame sonore (un peu trop sirupeuse) émaillée de succès d’époque font contrepoint avec la mélancolie prenante qui imprègne le film. D’une sobriété extrême, Bill Nighy est bouleversant en homme qui apprend à vivre sur le tard.

Texte : Éric Fourlanty

L'infolettre de Mediafilm

Pour être tenus informés des sorties de films, toutes plateformes confondues, rien de mieux que l'info-lettre de Mediafilm. Abonnez-vous. C'est gratuit!

CONTACTEZ-NOUS

1340, boulevard St-Joseph Est, Montréal
Québec (Canada) H2J 1M3