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Cette maison

Qué. 2022. Docufiction de Miryam Charles avec Schelby Jean-Baptiste, Florence Blain Mbaye, Ève Duranceau. La réalisatrice évoque le souvenir de sa cousine adolescente, assassinée aux États-Unis en 2008, tout en imaginant ce qu’elle aurait pu devenir. Essai prenant la forme d'une élégie polyphonique. Exercice personnel et imaginatif. Récit par moments confus. Intentions artistiques parfois trop soulignées. Prestation émouvante de S. Jean-Baptiste.

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Cette maison (Cette maison)

Qué. 2022. Docufiction de Miryam Charles avec Schelby Jean-Baptiste, Florence Blain Mbaye, Ève Duranceau.

La réalisatrice évoque le souvenir de sa cousine adolescente, assassinée aux États-Unis en 2008, tout en imaginant ce qu’elle aurait pu devenir. Essai prenant la forme d'une élégie polyphonique. Exercice personnel et imaginatif. Récit par moments confus. Intentions artistiques parfois trop soulignées. Prestation émouvante de S. Jean-Baptiste.

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Née à Stamford en 1994, Tessa est assassinée à Bridgeport en 2008, à l’âge de seulement 14 ans. Pour évoquer la mort de celle qui fut sa cousine, la réalisatrice Myriam Charles navigue entre la maison aux États-Unis, où son corps a été retrouvé, et Haïti, terre natale d’une mère endeuillée, en passant par le Québec, où une famille se réjouit des résultats du référendum de 1995. La cinéaste imagine en parallèle ce que Tessa aurait pu devenir, en des circonstances différentes.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Pour son premier long métrage, la Montréalaise Miryam Charles part d’une tragédie familiale pour orchestrer, en 16 mm, un essai qui prend la forme d'une élégie polyphonique. La réalisatrice a, en effet, le courage de s’abreuver à la source de la souffrance pour tenter, grâce à l’art, de panser les blessures. Quand il est dit "tout est possible ici", il faut entendre "tout est possible dans la fiction". Y compris ressusciter les morts ou imaginer une vie qui n’existera jamais. Aux fins de cet hommage sensible à sa famille, Charles crée un univers imaginatif traversant le temps et l’espace. Si les transitions entre les multiples voix et temporalités génèrent parfois la confusion, et que les intentions artistiques sont un peu trop soulignées par le texte, la proposition, éminemment personnelle, demeure envoûtante. Les actrices, qui jouent des scènes réelles et d’autres imaginées, procurent au film beaucoup d’émotions, tout particulièrement Schelby Jean-Baptiste. (Texte rédigé en février 2022, dans le cadre du Festival de Berlin)

Texte : Céline Gobert

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