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Une Femme, ma mère

Can. 2020. Film d'essai de Claude Demers . Au terme d'une enquête longue et minutieuse, le réalisateur reconstitue les étapes de la vie de sa mère biologique, qui l'avait abandonné à la naissance. Essai délicat, au carrefour du documentaire et de l'autofiction. Réflexion pertinente sur l'abandon et la culpabilité. Voix hors-champ poétique. Imbrication subtile d'images de diverses origines. (sortie en salle: 31 janvier 2020)

Général
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Une Femme, ma mère (Une Femme, ma mère)

Général Général

Can. 2020. Film d'essai de Claude Demers .

Au terme d'une enquête longue et minutieuse, le réalisateur reconstitue les étapes de la vie de sa mère biologique, qui l'avait abandonné à la naissance. Essai délicat, au carrefour du documentaire et de l'autofiction. Réflexion pertinente sur l'abandon et la culpabilité. Voix hors-champ poétique. Imbrication subtile d'images de diverses origines. (sortie en salle: 31 janvier 2020)

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Marie naît en 1927 dans une famille modeste. À la fois solitaire, fonceuse et éprise de liberté, l'aînée de sept enfants quitte ses parents à l'âge de 17 ans. Après quelques mois passés à Burlington comme jeune fille au pair, elle s'établit à Montréal et rencontre Georges, un immigrant tiré à quatre épingles, qui ne parle pas le français. Au terme d'une relation compliquée, qui durera quatre ans, Marie tombe enceinte. Refusant d'avorter, la jeune femme accouche en secret à la crèche de la Miséricorde, et abandonne le bébé en faisant promettre aux religieuses de ne jamais mentionner son nom. À la fin des années 1980, le fils de Marie, le réalisateur Claude Demers, se lance dans une quête minutieuse pour la retrouver. Né sous le nom de Paul Jarry, le cinéaste commence par éplucher les registres et se rend compte que tous les enfants ayant vu le jour la même semaine que lui portent tous ce patronyme.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Avec cette évocation de la vie imaginaire ou réelle de sa mère biologique, Claude Demers poursuit la quête identitaire qu'il avait entreprise avec D'OÙ JE VIENS. Au carrefour du documentaire et de l'autofiction, son hommage à celle qu'il n'a pu rencontrer qu'à la toute fin de sa vie émeut par sa délicatesse, et séduit par sa narration des plus poétiques, quoiqu'un brin pesante. Cherchant à combler l'absence en traquant la vérité, le réalisateur des DAMES EN BLEU formule une réflexion pertinente sur la culpabilité des "filles mères" et sur le sentiment d'abandon vécu par les enfants nés sous X. Et tout comme dans LES LETTRES DE MA MÈRE de Serge Giguère, la condition féminine dans le Québec des années 1960 est évoquée avec intelligence. Sur le plan technique, UNE FEMME, MA MÈRE se démarque par la subtile insertion de courtes respirations recréées de toute pièce, et par l'imbrication d'extraits ou de chutes de films de l'ONF. Enfin, le format 4/3 et le noir et blanc des images renforcent le sentiment de nostalgie qui se dégage de cet essai très personnel, dénué de pathos et de sensiblerie.

Texte : Charles-Henri Ramond

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