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Passion simple

Fr. 2020. Drame sentimental de Danielle Arbid avec Laetitia Dosch, Sergei Polunin, Lou-Teymour Thion. Divorcée et mère d’un jeune garçon, une professeure en faculté de lettres à Paris entame une liaison dévorante avec un Moscovite marié, employé au consulat russe. Chronique froide d’une passion toxique, adapté du roman d’Annie Ernaux. Dialogues empesés. Mise en scène sans relief. Bande sonore accaparante. L. Bosch impériale. S. Polunin fade. (sortie en salle: 19 août 2022)

16 ans + (érotisme)
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Passion simple (Passion simple)

16 ans + (érotisme) 16 ans + (érotisme)

Fr. 2020. Drame sentimental de Danielle Arbid avec Laetitia Dosch, Sergei Polunin, Lou-Teymour Thion.

Divorcée et mère d’un jeune garçon, une professeure en faculté de lettres à Paris entame une liaison dévorante avec un Moscovite marié, employé au consulat russe. Chronique froide d’une passion toxique, adapté du roman d’Annie Ernaux. Dialogues empesés. Mise en scène sans relief. Bande sonore accaparante. L. Bosch impériale. S. Polunin fade. (sortie en salle: 19 août 2022)

Année :
Durée :
Réalisation :
Scénario :
Danielle Arbid
D'après le roman de Annie Ernaux
Photographie :
Montage :
Pays :
Distributeur :
Funfilm Distribution
Hélène rencontre Alexandre, un Moscovite employé au consulat russe de Paris. La quadragénaire divorcée devient obsédée par cet homme mutique, qu'elle voit presque exclusivement pour faire l’amour. Hélène ne vit que dans l’attente de ces rendez-vous, se rendant machinalement à la faculté de lettres où elle enseigne, s’occupant mollement de son jeune fils Paul et mettant de côté sa thèse de doctorat sur une femme écrivain. Un état extrême qu’elle assume pleinement. Mais quand Alexandre ne l’appelle plus et qu’il ne répond plus à ses appels, Hélène sombre dans la dépression.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Hitchcock disait qu’au cinéma, mieux valait adapter un livre médiocre avec une bonne histoire qu’un chef-d’oeuvre littéraire. "Passion simple" d’Annie Ernaux s’est démarqué, en 1992, par son "écriture blanche", sans affects. En voulant transposer à l’écran cette obsession amoureuse mise à plat, Danielle Arbid (PARISIENNE) n’en a gardé que l’intrigue, aussi originale que celle de 9 1/2 WEEKS. En effet, filmer le désir et l’absence demande un regard qui manque cruellement ici. Des décors aux costumes, en passant par le débit des actrices, le film est hanté par le cinéma des années 1960, du Chabrol de LA FEMME INFIDÈLE et du Resnais d’HIROSHIMA MON AMOUR – qu'Hélène va voir en salle. Sans approcher l’acuité et la rigueur de ces deux maîtres. Accaparante, la bande sonore (reprises de Brel, Dylan et Platters) semble être là pour transmettre ce que la mise en scène ne parvient pas à exprimer. Ainsi, dans la séquence moscovite, seule la voix de Leonard Cohen, chantant "The Stranger Song", émeut. Reste Laetitia Dosch (JEUNE FEMME), impériale et à vif, portant le film sur ses épaules, face à Sergei Polunin (THE WHITE CROW), enfant terrible du ballet mais acteur fade.

Texte : Éric Fourlanty

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