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The Dead Don't Die

É.-U. 2019. Comédie d'horreur de Jim Jarmusch avec Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton. Dans une petite municipalité rurale, les morts sortent de terre pour s'attaquer aux vivants, un phénomène observé à l'échelle mondiale. Farce ludique et autoréférentielle. Vision pessimiste. Ton pince-sans-rire, un brin moralisateur au dernier droit. Réalisation pleine d'aisance. Interprètes complices. (sortie en salle: 14 juin 2019)

13 ans + (violence, horreur)
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The Dead Don't Die (The Dead Don't Die)

13 ans + (violence, horreur) 13 ans + (violence, horreur)

É.-U. 2019. Comédie d'horreur de Jim Jarmusch avec Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton.

Dans une petite municipalité rurale, les morts sortent de terre pour s'attaquer aux vivants, un phénomène observé à l'échelle mondiale. Farce ludique et autoréférentielle. Vision pessimiste. Ton pince-sans-rire, un brin moralisateur au dernier droit. Réalisation pleine d'aisance. Interprètes complices. (sortie en salle: 14 juin 2019)

À cause de la fracturation hydraulique aux pôles, l'axe de la planète est déplacé. Le soleil se couche à des heures inhabituelles, les appareils électroniques tombent en panne et les animaux se comportent de manière inattendue. Plus inquiétant encore, les morts sortent de terre pour s'attaquer aux vivants. Dans la petite municipalité de Centerville, le chef de police, son adjoint et leur collègue féminine emploient diverses méthodes pour combattre cette terrible menace. Sous l'oeil avisé d'une embaumeuse aussi étrange qu'aguerrie et d'un ermite roublard.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Sa vision pessimiste de l'avenir de l'humanité, Jim Jarmusch l'a enrobée dans une farce ludique, pastiche détendu du film de zombies dans la veine de son polar décalé THE LIMITS OF CONTROL, en moins hiératique cependant. Divergeant avec bonheur de la formule du film-catastrophe pour illustrer les déréglements écologique, Jarmusch demeure en revanche fidèle à son ton pince-sans-rire et ironique. Certaines sous-intrigues sont toutefois laissées en plan (les jeunes du centre de délinquants), et au dernier droit, l'auteur se fait un peu moralisateur dans sa dénonciation de la surconsommation et du matérialisme. Pleine d'aisance, la mise en scène se vautre dans le gore bien dégoulinant, pour le plus grand plaisir des amateurs du genre. Autoréférentiel à plus d'un titre, l'exercice est défendu en mode complice par des interprètes qui ont porté chance au cinéaste: Bill Murray (BROKEN FLOWERS), Adam Driver (PATERSON), Tilda Swinton (ONLY LOVERS LEFT ALIVE) et Tom Waits (DOWN BY LAW). (Texte rédigé en mai 2019, dans le cadre du Festival de Cannes - Compétition officielle)

Texte : Louis-Paul Rioux

COMMENTAIRES

08 septembre 2019, 19:12:19

Par : Mathieu Desharnais, Trois-Rivières

Ca laisse sur sa faim. L'approche un peu amorphe et décalé de Jarmush est prévisible, comme le jeu de Bill Murray. C'est comique mais ca n'apporte pas grand-chose à ce genre trop exploité. Tilda Swinton qui ressemble de plus en plus à David Bowie y va d'une autre performance insolite dont elle a le secret.

J'attribue à ce film la Cote 3


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