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Selon Charlie

Fr. 2005. Drame psychologique de Nicole Garcia avec Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Poelvoorde. Le retour d'un célèbre paléontologue dans son patelin bouleverse de façon plus ou moins directe la vie de quelques personnes. Film choral ambitieux offrant une réflexion morose sur les rêves brisés, la solitude et la lâcheté des hommes. Construction parfois forcée. Réalisation assurée. Excellente brochette de comédiens. (sortie en salle: 27 avril 2007)

13 ans +
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Selon Charlie (Selon Charlie)

13 ans + 13 ans +

Fr. 2005. Drame psychologique de Nicole Garcia avec Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Poelvoorde.

Le retour d'un célèbre paléontologue dans son patelin bouleverse de façon plus ou moins directe la vie de quelques personnes. Film choral ambitieux offrant une réflexion morose sur les rêves brisés, la solitude et la lâcheté des hommes. Construction parfois forcée. Réalisation assurée. Excellente brochette de comédiens. (sortie en salle: 27 avril 2007)

De passage dans sa ville natale pour participer à un colloque, un célèbre paléontologue ravive un conflit larvé avec un ancien collaborateur devenu humble instituteur. Tel est le point de départ d'une histoire qui verra se croiser les destins d'hommes plus ou moins malheureux. À commencer par celui du maire bourru de l'endroit, qui entretient une liaison secrète avec une jeune employée municipale. Puis, ceux d'un petit voleur maladroit qui s'est encore une fois mis dans le pétrin et d'un jeune champion de tennis mal dans sa peau. Enfin, celui d'un auxiliaire de sanatorium qui trompe sa femme et néglige son fils Charlie. Du haut de ses 12 ans, ce dernier devient le témoin silencieux de la fourberie de son père et de la mesquinerie des adultes qui l'entourent.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Sous le signe de la découverte d'un homme préhistorique surnommé «l'homme seul», Nicole Garcia offre avec SELON CHARLIE une réflexion carrément morose sur les rêves brisés, la solitude et la lâcheté des mâles adultes. Dans ses meilleurs moments, ce film choral ambitieux, d'une réalisation assurée, dresse un portrait empathique d'hommes en crise, avec en toile de fond une petite ville côtière de l'Atlantique bien mise en valeur. Toutefois, partagée entre l'envie de tout dire et celle d'entretenir le mystère à coups de regards et de non-dits, la réalisatrice de PLACE VENDÔME et LE FILS PRÉFÉRÉ glisse parfois sur le terrain de la superficialité. Par exemple, le personnage du jeune sportif, dont la trajectoire parallèle n'éclaire en rien les autres intrigues, aurait pu être gommé, dans la foulée du remontage du film survenu au lendemain de la désastreuse première mondiale du film à Cannes en 2006. Des acteurs chevronnés sillonnent le film avec grâce, mais aucun ne sort de son registre habituel.

Texte : Jean Beaulieu

Revue de presse

Writing and Acting Are Top Class

The introduction of so many characters feels awkward at the outset, but seemingly random scenes begin to cohere as director and co-writer Garcia tightens the threads. By the time it's over, the film's many riches leave a warm and lasting impression. The writing and acting are top class, and the film has a handsome look. Audiences may well decide they want to see it a second time, not to catch up but to relish.

Selon Charlie Nicole Garcia

Ambitieux et sensible

Le propos est ambitieux. Raconter en même temps plusieurs histoires, dont l'enjeu est l'évolution psychologique des personnages, est une affaire complexe que la réalisatrice réussit plutôt bien. Mais peut-être est-il plus facile de mener de front six personnages qu'un seul? Peut-être est-il plus simple de papillonner de l'un à l'autre sans avoir à creuser jusqu'au fond de l'âme d'un seul? Ce film choral avance par petites touches, laissant le récit se lire sur les visages et entre les plans. Film sensible, mais pas toujours à l'écart des clichés. Ainsi le parallèle entre le quotidien d'un individu et la trajectoire de l'humanité apparaît-il un peu facile.

Selon Charlie Nicole Garcia

Portraits justes d'hommes fragiles

Charlie a 11 ans, un père fauché et volage, un instituteur qu’il vénère et plaint puisque sa femme n’est autre que la dernière conquête de papa, une idole, Matthiew, immense chercheur et ex-collègue de l’instituteur. Charlie observe son monde avec réserve, en parfaite osmose avec la réalisatrice qui semble craindre par-dessus tout les débordements. Il émane du film une sécheresse si folle qu’on en oublie presque la justesse de ces portraits d’hommes paumés et fragiles.

Selon Charlie Nicole Garcia

Elaborate But Inconclusive Workout

What constitutes success or failure in life gets an elaborate but inconclusive workout in SELON CHARLIE. Dense, brooding look at six men and the title youngster over the course of three days is a cocktail of ambient adultery, personal and professional betrayal, and objectionable parenting en route to a slew of epiphanies. Only two participants dabble in comic relief. Consequences of the characters' questionable choices are revealed without overriding concern for the viewer, who is invited to draw his own conclusions from the messy slices of life shown. (...) Thesps are fine accross the board, with Poelvoorde and Bacri well cast as smooth talkers hitting rough patches.

Selon Charlie Nicole Garcia

Sept Hommes en proie au doute

Il ne manque rien à ce film droit sorti des oubliettes des années 50, sinon l’essentiel, c’est-à-dire la liberté. De ton, de style. Tout est solidement bâti, dans SELON CHARLIE, tout pèse son poids de sens, d’idées, d’intentions. Mais la solitude de tous ces êtres, que Nicole Garcia voudrait suggérer par sa mise en scène, on ne la sent, en fait, que parce qu’ils ne cessent de nous la dire. Avec le temps, Nicole Garcia semble être devenue une vieille pro, chez qui les images suggèrent moins que les mots.On se souvient, pourtant, des scènes étrangement insolites de son premier long métrage, UN WEEK-END SUR DEUX. Et aussi, parce qu’elle était interprétée par Catherine Deneuve qui, d’instinct, insuffle le doute et le mystère, de l’opacité troublante de l’héroïne de PLACE VENDÔME. C’est précisément tout ce qui manque à ce film qui illumine trop les zones d’ombres, un film honnête, honorable et insatisfaisant.

Selon Charlie Nicole Garcia

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