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Intervention divine (Yadon Ilaheyya)

Pal. 2002. Comédie satirique de Elia Suleiman avec Elia Suleiman, Manal Khader, Nayef Fahoum Daher. Un Palestinien de Jérusalem ne peut voir son amoureuse, qui vit à Ramallah, que dans le stationnement d'un poste de contrôle israélien. Scénario axé sur les travers de la vie quotidienne. Féroce satire politique en filigrane. Structure plutôt éclatée. Réalisation souple. Jeu d'ensemble dans le ton voulu.

Général
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Intervention divine (Yadon Ilaheyya)

Général Général

Pal. 2002. Comédie satirique de Elia Suleiman avec Elia Suleiman, Manal Khader, Nayef Fahoum Daher.

Un Palestinien de Jérusalem ne peut voir son amoureuse, qui vit à Ramallah, que dans le stationnement d'un poste de contrôle israélien. Scénario axé sur les travers de la vie quotidienne. Féroce satire politique en filigrane. Structure plutôt éclatée. Réalisation souple. Jeu d'ensemble dans le ton voulu. (sortie en salle: 31 décembre 1969)

Année :
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Réalisation :
Distributeur :
Les Films Séville
Récompenses
Dans un quartier de Nazareth, quelques voisins se livrent à des querelles anodines alors qu'on poignarde le père Noël. Pendant que son père malade se meurt à l'hôpital, un Palestinien de Jérusalem tente de vivre une histoire d'amour avec une jeune femme de Ramallah. Or, leurs rencontres se limitent au stationnement d'un poste de contrôle israélien situé entre les deux villes. L'intimité physique se révélant impossible, ils se contentent de se toucher les mains en s'inventant des rêves de plus en plus fous et en contemplant le spectacle édifiant que leur offrent les militaires.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Deuxième long métrage du cinéaste palestinien Elia Suleiman, INTERVENTION DIVINE, sous-titré «Chronique d'amour et de douleur», part dans tous les sens et éclate comme un feu d'artifice. Malgré cet apparent fouillis, tant dans le propos que dans le style, le film atteint ses nombreuses cibles (palestiniennes et israéliennes) et regorge de trouvailles, offrant autant matière à rire qu'à réfléchir. La souplesse de la mise en scène et le jeu d'ensemble s'adaptent à cette trajectoire sautillante. La première partie du film s'annonce comme une comédie d'observation, à mi-chemin entre l'univers de Jacques Tati et le cinéma d'Otar Iosseliani. Puis, graduellement, lorsqu'on s'intéresse au personnage principal à la dégaine keatonienne, joué par le réalisateur, la structure se délite de plus en plus, passant du tragicomique au sketch surréaliste, pour atteindre une note franchement loufoque. Qu'à cela ne tienne, bien que l'accent soit placé sur les travers de la vie quotidienne, le contexte du conflit armé sourd à tous les instants du film en percolation, sous l'effet d'une féroce satire politique. En ce sens, le symbolisme de certaines images fait rire jaune. Mais le rire, s'il constitue la politesse du désespoir, se pose ici aussi comme arme de combat.

Texte : Jean Beaulieu

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