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Cité de Dieu (Cidade de Deus)

Br. 2002. Drame social de Fernando Meirelles, Katia Lund avec Alexandre Rodrigues, Leandro Firmino da Hora, Matheus Nachtergaele. Les parcours distincts de deux jeunes ayant grandi dans l'enfer de la violence d'une favela de Rio. Peinture impitoyable d'un milieu défavorisé. Narration éclatée, passant fluidement d'un récit, d'une texture et d'une époque à l'autre. Réalisation brillante et vigoureuse. Distribution disparate jouant au diapason.

13 ans + (violence)
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Cité de Dieu (Cidade de Deus)

13 ans + (violence) 13 ans + (violence)

Br. 2002. Drame social de Fernando Meirelles, Katia Lund avec Alexandre Rodrigues, Leandro Firmino da Hora, Matheus Nachtergaele.

Les parcours distincts de deux jeunes ayant grandi dans l'enfer de la violence d'une favela de Rio. Peinture impitoyable d'un milieu défavorisé. Narration éclatée, passant fluidement d'un récit, d'une texture et d'une époque à l'autre. Réalisation brillante et vigoureuse. Distribution disparate jouant au diapason.

Vers la fin des années 1960, deux gamins de onze ans, Fusée et Petit Dé, observent avec une admiration non voilée les agissements d'un trio de voyous faisant la pluie et le beau temps dans leur lotissement récemment construit en périphérie de Rio, appelé Cité de Dieu. Plus tard, dans les années 1970, Fusée rêve de devenir photographe tandis que Petit Dé s'est engagé sur la voie de la violence. À seulement dix-huit ans, il s'impose déjà comme un caïd de la drogue, régnant en maître dans le ghetto où il sème la terreur. Puis, au début des années 1980, Fusée réussit à se faire engager comme reporter par un journal grâce à sa capacité d'infiltrer ce milieu mal famé, au moment où la guerre entre bandes rivales fait de nouvelles victimes.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Issu de la pub, Fernando Meirelles avait coréalisé en 2000 DOMESTICAS, un film choral remarqué par la critique et les cinéphiles, qui mêlait de façon jouissive les tribulations de diverses domestiques. Le cinéaste récidive sur une note plus grave avec cette chronique impitoyable d'une favela de Rio. Il y pousse encore plus loin sa virtuosité technique et la vigueur de sa mise en scène, zappant allègrement d'un récit, d'une texture et d'une époque à l'autre avec l'aide d'un narrateur qui balise pour nous ce sentier conduisant en enfer. Sidérant par la violence endémique qu'il illustre, ce film-choc, que l'on a comparé à TAXI DRIVER et à GOODFELLAS de Scorsese, relègue presque le PIXOTE de Hector Babenco, qui traitait d'un sujet similaire, au rang des «Contes pour tous». Toute cette violence est mise en contexte de façon crue et brillamment évocatrice, ce qui permet au spectateur d'en comprendre l'amont et l'aval. Une distribution disparate, réunissant des comédiens peu connus et des non-professionnels jouant au diapason, confère à l'ensemble un souffle d'authenticité qui donne froid dans le dos. Dans cette optique, il ne faudrait pas négliger l'apport de la coréalisatrice Katia Lund qui, comptant à son actif quelques documentaires sur les favelas, a certainement contribué à injecter du réalisme dans cette oeuvre spectaculaire.

Texte : Jean Beaulieu

COMMENTAIRES

16 septembre 2016, 01:19:13

Par : Jason Plante, Gatineau

La cite de Dieu, soit on y entre non sans son plein gre, soit on s'en sort pas (citation dans le film). On y suit le parcourt de Petit De, petit tueur minable deja gamin, a son ascension FULGURANTE dans le monde de la drogue. Certains passages sont meme d'une ironie cinglante (comme quand Petit De s'en donne a Coeur joie de tirer sur tout ce qui bouge dans un petit motel de sa favela; drole a en mourir!!!). La narration est petaradante, passant d'une epoque a une autre, et les acteurs, quoique non connu mondialement, ont un certain charme de revenez-y.

J'attribue à ce film la Cote 3


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