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Le Cercle (Dayereh)

Iran. 2000. Drame social de Jafar Panahi avec Fereshteh Sadr Orafal, Fatemeh Naghavi, Nargess Mamizadeh. Les destins enchaînés de diverses Iraniennes victimes du rejet de leur famille ou de la société. Cri d'alerte vibrant face à l'oppression que subissent les femmes dans une société rigide. Récit en forme de spirale. Traitement réaliste. Interprétation d'une sobriété exemplaire.

Général
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Le Cercle (Dayereh)

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Iran. 2000. Drame social de Jafar Panahi avec Fereshteh Sadr Orafal, Fatemeh Naghavi, Nargess Mamizadeh.

Les destins enchaînés de diverses Iraniennes victimes du rejet de leur famille ou de la société. Cri d'alerte vibrant face à l'oppression que subissent les femmes dans une société rigide. Récit en forme de spirale. Traitement réaliste. Interprétation d'une sobriété exemplaire.

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Dans un hôpital de Téhéran, une femme donne naissance à une fille alors que, d'après l'échographie, un garçon était attendu. A leur sortie de prison, trois femmes cherchent par divers moyens à trouver de l'argent pour s'enfuir. L'une d'elles, Nargess, tente de quitter la ville en car, mais elle ne peut y accéder sans compagnon ou carte d'identité. Une autre femme, Pari, enceinte de quatre mois, se fait répudier par ses frères lorsque ceux-ci apprennent qu'elle veut se faire avorter. Elle demande l'aide d'Elham, bien mariée à un médecin, mais qui vit isolée de sa famille de crainte que son époux ne découvre son passé de prisonnière. Le même soir, une mère désespérée abandonne sa fillette dans la rue, tandis qu'une autre s'adonne à la prostitution pour survivre.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Jafar Panahi (LE BALLON BLANC, LE MIROIR) offre avec LE CERCLE une nouvelle oeuvre d'une grande force dans laquelle il n'hésite pas à briser certains tabous filmiques au pays des ayatollahs. En montrant peu et en suggérant beaucoup, Panahi trace le portrait d'une demi-douzaine de femmes prises dans l'engrenage infernal d'une société patriarcale concentrique, leur sort se trouvant entièrement lié à la volonté ou au désir des hommes. Pour bien faire entendre ce cri vibrant face à l'oppression touchant les femmes dans cet univers aux lois et coutumes rigides, le réalisateur utilise un récit en forme de spirale, procédé narratif développé par Max Ophüls dans LA RONDE et maintes fois repris par la suite. Les transitions s'opèrent tout naturellement grâce à une mise en scène des plus fluides, sauf qu'ici l'élégance d'Ophüls cède le pas à un traitement nettement plus réaliste et plus grave. Comme il se doit, le récit boucle la boucle, toute l'action étant concentrée dans une seule journée. Les héroïnes forment leur propre cercle, à l'intérieur d'une prison réelle ou symbolique, à l'échelle d'une cellule ou d'un pays. La sobriété exemplaire d'actrices admirables réussit à donner au film toute sa cohérence.

Texte : Jean Beaulieu

COMMENTAIRES

08 septembre 2018, 13:16:23

Par : Jason Plante, Gatineau

DÉCOUVERTE! Je ne suis pas fort sur les lois iraniennes (mais j'adore les flics de MON pays, le CANADA); que je trouve sexistes et homophobes. Panahi ayant gagné sa palme d'or cette année, m'a donné le gout de fouiller dans ses vieux films. Et la grande découverte fut ce film, le cercle, en un seul décor-set et une même journée, qui décrit le destin tragique de quelques femmes dans l'engrenage de leur société. Bien qu'au Canada, le même engrenage existe (si tu commet un meurtre, grosse différence), sauf qu'ici, l'homme semble tout se permettre, et les femmes, SOUMISES à leur mari ou autres hommes, sont ESCLAVES des lois du pays. Ou trouver le bout? La lumière au bout du tunnel? Je partage les courants de pensées de Panahi, décrouvez-le dans ce mini chef d'oeuvre... Un film à découvrir...

J'attribue à ce film la Cote 3


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