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La Femme qui boit

Can. 2000. Drame psychologique de Bernard Émond avec Élise Guilbault, Luc Picard, Michel Forget. Une mère qui a passé toute sa vie d'adulte à boire se souvient des événements qui ont nourri sa détresse et précipité son malheur. Sujet connu abordé de façon prenante. Scénario non linéaire bien construit. Mise en scène soignée. Jeu remarquablement juste et sensible d'E. Guilbault.

13 ans +
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La Femme qui boit (La Femme qui boit)

13 ans + 13 ans +

Can. 2000. Drame psychologique de Bernard Émond avec Élise Guilbault, Luc Picard, Michel Forget.

Une mère qui a passé toute sa vie d'adulte à boire se souvient des événements qui ont nourri sa détresse et précipité son malheur. Sujet connu abordé de façon prenante. Scénario non linéaire bien construit. Mise en scène soignée. Jeu remarquablement juste et sensible d'E. Guilbault.

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Paulette, une vieille dame qui a passé toute sa vie d'adulte à boire, se souvient des événements qui ont nourri sa détresse et précipité son malheur. On découvre ce parcours douloureux par bribes, à travers des flash back qui nous ramènent toujours plus loin dans le passé. Dans les années 1950, Paulette était l'épouse de Frank, un coureur de jupons qui lui a donné un fils, René. Incapable de supporter l'infidélité de cet homme qu'elle aimait par-dessus tout, Paulette noyait sa déception dans l'alcool. Puis Frank est parti, laissant la mère seule avec son enfant et sa bouteille. Plus loin dans sa mémoire, Paulette revoit l'époque où, toute jeune, elle était la maîtresse d'un avocat marié qui l'entretenait en secret, avec la promesse toujours repoussée de l'épouser un jour.

L’AVIS DE MEDIAFILM

Après avoir fait ses classes dans le documentaire, Bernard Émond signe un premier film de fiction dans lequel il scrute l'âme en détresse d'une femme esclave de l'alcool. L'histoire qu'il nous raconte apparaît assez familière, parfois même proche du cliché. Cependant, le traitement s'avère prenant et fort convaincant. Adoptant une approche épisodique, le scénariste ne cherche pas à développer une intrigue, mais plutôt à retracer, tels des indices dans une enquête, les étapes de vie ayant piégé l'héroïne dans le désespoir et l'alcoolisme. Émond réussit à transcender un récit somme toute banal en le racontant pour ainsi dire à l'envers, débutant son film par la fin pour ensuite remonter le temps. Le scénario est construit avec minutie et le rythme, très mesuré, s'harmonise parfaitement avec le climat de détresse sourde dans lequel l'auteur fait évoluer ses personnages. Confinée presque entièrement dans un seul appartement qui se transforme selon l'époque, la mise en scène fait preuve d'une belle rigueur et profite d'une photographie particulièrement soignée. Enfin, il faut saluer l'interprétation remarquablement juste et sensible d'Élise Guilbault, à qui le film doit en bonne partie son impact dramatique.

Texte : Martin Girard

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