Last Word, The
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The Last Word

É.-U. 2017. Comédie dramatique de Mark Pellington avec Shirley MacLaine, Amanda Seyfried, Anne Heche. Une vieille dame fortunée et obsédée par le contrôle ordonne à une jeune journaliste d'écrire par avance sa nécrologie. Peinture à numéros comptant son lot de clichés et de passages obligés. Dialogues vifs. Réalisation manquant d'expression. Vedette bien mise en valeur. (sortie en salle: 17 mars 2017)

Général Général

Genre : Comédie dramatique
Durée : 108 min.
Réalisation : Mark Pellington
Scénario :
Photographie : Eric Koretz
Musique : Nathan Matthew David
Montage : Julia Wong
Pays : États-Unis
Distributeur : Entract Films
Interprètes : Shirley MacLaine
Amanda Seyfried
Anne Heche
Thomas Sadoski
Philip Baker Hall
Tom Everett Scott

Solitaire, oisive et suicidaire, Harriet se découvre une bouée de sauvetage en la personne d'Anne, responsable des avis de décès dans le journal local. Harriet, dame fortunée qui a toujours tout contrôlé dans sa vie et fait le vide autour d'elle pour cette raison, ordonne à la jeune femme, écrivaine à ses heures, de rédiger sa nécrologie, de façon à pouvoir en approuver le contenu. D'abord récalcitrante, Anne se laisse convaincre par son rédacteur en chef, qui l'envoie interviewer les anciens proches de la vieille dame, fondatrice d'une grosse agence de publicité dont elle a été expulsée vingt ans plus tôt. Mais tous la détestent. La rédactrice n'a d'autre choix que d'en informer Harriet, qui décide alors de transformer les jours qui lui restent à vivre en projet de rédemption. Auprès d'une enfant du centre communautaire, elle s'improvise mentore. Experte en musique pop des années 1950 et 1960, elle se fait embaucher comme DJ par une station indépendante à laquelle Anne l'a initiée. Auprès de cette dernière, elle joue les Pygmalion.

L’avis de Mediafilm

LAST WORD possède le charme abrasif de Shirley MacLaine, ou à tout le moins, du personnage qu'elle s'est forgé au grand écran. Celui d'une femme rebelle et opiniâtre, dont la sagesse intérieure éructe en vérités toutes crues, pas toujours bonnes à dire. Le film est entièrement conçu pour mettre en valeur, dans un possible dernier tour de piste, cette actrice de 82 ans, moulée sur aucune autre, dont on retrouve parfois certains traits chez Kirsten Dunst ou Jennifer Lawrence. Dans le contexte, il est d'autant plus regrettable que le film de Mark Pellington (ARLINGTON ROAD) ne soit pas à la hauteur. En effet, l'hommage (puisque c'en est un) possède la forme inerte d'une peinture à numéros, laminée par une musique sans âme et propulsée par des dialogues filmés sans imagination par un cinéaste trop limité dans sa grammaire pour exprimer son admiration envers sa vedette. S'il réserve deux ou trois surprises, le récit sur la renaissance et les regrets recycle une abondance de clichés, de lieux communs et de passages obligés. Pas sûr que Harriet l'aurait approuvé tel quel...

Texte : Martin Bilodeau

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