MEDIAFILM
UN CHEF-D'OEUVRE QUÉBÉCOIS

Remontez le fil de notre histoire

À l'origine...

Après avoir longtemps suscité une certaine méfiance de la part de l’Église catholique, le septième art devient un objet d’intérêt pour celle-ci à la parution de Vigilanti Cura (1936), l’encyclique du pape Pie XI portant sur le cinéma, présenté comme «un outil dont on peut espérer beaucoup de bien si l’on en fait bon usage». Conséquemment, plusieurs offices catholiques en Europe [...]

L'année de l'index

Au Canada, la J.I.C.F. (la Jeunesse indépendante catholique féminine) ouvre la voie à l’analyse des films, mais c’est le Centre diocésain du cinéma, de la radio et de la télévision de Montréal qui commence à répertorier systématiquement les films sortis en salle au Québec. Ses analyses paraissaient alors dans le bulletin hebdomadaire de la Fédération des centres diocésains du cinéma, Les Films de la semaine, [...]

1955

Les médias sous la loupe

Dans le but de coordonner l’action de tous les diocèses francophones du pays, la Conférence des évêques catholiques du Canada décide, en novembre 1956, de fonder le Centre catholique national du cinéma, de la radio et de la télévision, afin de faire l'éducation du public sur les problématiques morales et spirituelles engendrées par [...]

1956

Les années de rêves

À l’aube de l’Expo universelle, l’évolution des moeurs a finalement raison des appréciations morales qui accompagnaient l’évaluation des films à l’OCS. Les six catégories de classement utilisées jusque-là sont jetées au panier. Il faut dire que les autorités religieuses commençaient à réaliser que certaines de ces étiquettes, [...]

1967

La naissance des cotes artistiques

Pour remplacer les défuntes cotes morales, l’abbé Robert-Claude Bérubé (collaborateur de longue date de l’OCS, qui a commencé sa carrière comme professeur au Collège de Montréal et au collège André-Grasset, où il était également conseiller auprès du ciné-club) propose une échelle d’appréciation artistique divisée en sept paliers, [...]

1968

L'ouvrage d'un seul homme

Robert-Claude Bérubé succède officiellement au Père Jules Godin, qui dirigeait le service cinéma de l'OCS depuis 1957. Sous sa gouverne, la division prendra le virage crucial des années 70 et 80, s'affranchissant lentement mais sûrement, dans le respect des traditions, du mandat et des exigences qui avaient entouré sa naissance. Toutefois, [...]

1971

La référence incontournable

L’Office des communications sociales devient un organisme autonome sans but lucratif. Il se met alors à offrir ses services d’évaluation des films aux journaux et magazines, et commence à devenir une référence véritablement incontournable pour les cinéphiles comme pour l’industrie.

1975

La relève en renforts

Depuis plus de 20 ans, Robert-Claude Bérubé rédige seul les fiches d’évaluation du service cinéma de l'OCS, publiées deux fois par mois et disponibles par abonnement sous le titre Films à l'écran. Mais l’homme approche du cap de la soixantaine et commence à penser sérieusement à la relève. À cette fin, il se met à former une équipe de jeunes critiques, [...]

1987

La croix et la cote

The Last Temptation of Christ, le film très controversé de Martin Scorsese, est coté (4) - Bon par Robert-Claude Bérubé. Une appréciation étonnamment favorable, si l’on tient compte du fait que l’archevêché de Montréal vient de juger le film «grandement insatisfaisant et offensant même, [...]

1988

L'homme aux 25 000 films

Le 19 juin, c'est le choc. Peu après 21 heures, Robert-Claude Bérubé meurt subitement à Montréal, à l’âge de 61 ans, terrassé par une crise cardiaque au volant de sa voiture. Il sortait d’un restaurant italien, où il venait de terminer un souper de travail avec cinq membres de l’équipe de l’OCS. Le journal La Presse, qui salue la disparition de celui que Luc Perrault surnomme “la Bible du cinéma”, souligne que son dernier film visionné est [...]

1991

Un nouveau départ

Membre du personnel de l’OCS depuis juin 1988, Christian Depoorter prend le relais de Robert-Claude Bérubé et devient le premier laïc à assumer le poste de rédacteur en chef du service cinéma de l'organisme. Sous sa direction, la division connaît une expansion significative et une visibilité accrue. M. Depoorter a été à l’origine, entre autres, du Guide vidéo annuel, [...]

1992

L'agence de presse

Après avoir publié une ultime édition de Films à l’écran en 1995, le service cinéma de l'OCS devient l'agence de presse Mediafilm, avec l'autonomie nécessaire pour remplir son rôle.

1996

La démocratisation du chef-d'oeuvre

Martin Girard succède à Christian Depoorter à titre de rédacteur en chef de Mediafilm. Peu après sa nomination, il s’attaque à une réévaluation en profondeur des films cotés (1) - Chef-d'oeuvre. À la mort de Robert-Claude Bérubé, cette cote n’avait été attribuée qu’à 40 films. Comme l’expliquait alors M. Girard à La Presse, «Sous monsieur Bérubé, pour classer un film comme chef d’oeuvre, il fallait presque un procès en canonisation». [...]

2000

Pour la suite du monde

Pour la première fois de son histoire, Mediafilm attribue la cote (1) (chef d’oeuvre) à un film québécois : Pour la suite du monde. Le classique de Pierre Perrault et Michel Brault fait partie de 22 titres passant alors de la cote (2) à la cote 1, dont Metropolis de Fritz Lang, Jules et Jim de François Truffaut et [...]

2005

Le saut dans le virtuel

Martin Bilodeau, critique et chroniqueur cinéma au Devoir, à la radio de Radio-Canada et à Elle Québec, succède à Martin Girard au poste de rédacteur en chef de Mediafilm. Sous sa gouverne, l’agence entreprend de mieux contextualiser son passé, tout en s’adaptant aux changements à venir. Elle négocie alors pleinement le virage internet, déjà amorcé [...]

2006

Le temps parcouru

L’agence célèbre le quarantième anniversaire du système de cotation créé par Robert-Claude Bérubé, via quelques pubs et entrevues soulignant l’événement, ainsi que par la parution d’un petit ouvrage savoureux rassemblant quelques analyses de films sortis en 1968. Parmi les commentaires recensés, certaines perles permettent de mesurer le chemin parcouru. Comme cette phrase sur Rosemary’s Baby de [...]

2008

Les cinéphiles de demain

Inquiété par l’apauvrissement de l’esprit critique et le manque de renouvellement dans les rangs cinéphiles, Mediafilm crée CinÉcole. Ancré dans sa mission première d’éducation, ce programme entièrement gratuit pour les écoles, les élèves et leurs parents, vise à montrer sur grand écran des films québécois de qualité à des élèves du secondaire. [...]

2009

Mediafilm plus

Les cinéphiles, déçus par la disparition du célèbre Guide DVD que Mediafilm publiait chaque année avec La Boîte Noire et Fides, peuvent désormais se rabattre sur un outil beaucoup plus complet et actuel: Mediafilm plus, une plateforme web accessible par abonnement. Celle-ci offre l’accès à une banque de données [...]

2011

D'hier à demain

Soixante ans après la création du Centre diocésain du cinéma, de la radio et de la télévision de Montréal, Mediafilm est devenu le premier fournisseur de contenu cinématographique en français en Amérique du Nord, répertoriant les synopsis, critiques, cotes et données génériques de près de 70 000 films, [...]

2015

Textes de Georges Privet

Vous avez besoin de IE 8+ pour visualiser cette page!